Illustrazione Elena Prette
La Piazza del Duomo réunit sur une vaste pelouse un ensemble monumental célèbre dans le monde entier. Il s’agit de quatre chefs-d’œuvre de l’architecture médiévale qui exercèrent une grande influence sur les arts monumentaux en Italie du XIe au XIVe siècle: la cathédrale, le baptistère, le campanile (ou «Tour penchée») et le cimetière.
- Valore UNESCO
L’ensemble monumental de la Place de la Cathédrale de Pise est constitué par quatre bâtiments d’une valeur artistique, culturelle, religieuse et historique exceptionnelle: la Cathédrale, la Tour Penchée (ou le Campanile), le Baptistère, le cimetière (le Camposanto) brillent par leur couleur blanche marbre sur une vaste pelouse qui en délimite l’espace physique et, en même-temps, en amplifie la prégnance symbolique. Il s’agit du résultat d’un projet majestueux qui visait à montrer au monde la valeur culturelle, économique et politique de la ville de Pise, à l’époque une République Maritime et une puissance de la Méditerranée au Xe et XIIe siècle. Les monuments de la Place sont des espaces sacrés et représentent les monuments fondamentaux du cycle de vie la chrétienne, de la naissance à la mort, dans le chemin de foi; en ce qui concerne les solutions constructives et décoratives, ils représentent un unicum défini du point de vue stylistique comme le roman-pisan, qui constitue une étape importante du développement des arts plastiques et architectoniques de l’Occident et qui reflète des influences culturelles multiples (arabe, byzantine, lombarde, romaine) afin de témoigner le cadre dynamique et composite de l’Europe méridionale de l’époque.
La Place de la Cathédrale. Beauté artistique et scénographique, valeur spirituelle, témoignage historique
C’est à Gabriele D’Annunzio qu’on doit le nom poétique de Piazza dei Miracoli (Place des Miracles) attribué à l’ensemble monumental de Pise, constitué par la Cathédrale avec la Tour Penchée, le Baptistère et le cimetière. La Place des Miracles suscite aujourd’hui la merveille et l’admiration chez les visiteurs qui l’admire et perçoivent le dialogue élégant que chaque bâtiment entretient avec les autres. La Place est un lieu harmonique qui présente, sous le profil esthétique, des éléments récurrents, comme les revêtements en marbre blanc et les marqueteries géométriques, les petites arcades aveugles, les ordres des colonnettes surmontées par des petits arcs en plein cintre. Sous le profil symbolique aussi, la Place des Miracles exprime un sens unitaire; la zone sacrée monumentale réussissait à accompagner le fidèle au cours du cycle complet de sa vie, à partir de l’entrée dans la communauté chrétienne (célébrée par le baptême), de l’à l’âge adulte, avec la pratique ordinaire du culte, des sacrements et des cérémonies religieuses extraordinaires, jusqu’au repos des dépouilles terrestres tout d’abord en proximité de la cathédrale et, ensuite, au cimetière. La «Place des Miracles» était le cœur de la vie religieuse mais aussi civile pendant le Haut Moyen Âge, puisque c’était le lieu de formation au sens d’appartenance communautaire et fort motif de fierté pour les citoyens où, au cours des siècles suivants, beaucoup d’importants évènements collectifs, traditionnels et civils se sont déroulés et ont été enregistrés dans l’histoire.Raisons historiques de l’emplacement urbanistique de la Place de la Cathédrale
Pourquoi les pisans voulurent-ils bâtir la nouvelle cathédrale dans une position qui résultait marginale par rapport au centre de la ville en époque haute-médiévale ? En répondant à cette question on pourra comprendre aussi la valeur de la place monumentale, en tant que manifestation physique et artistique du pouvoir et de la richesse de Pise. Le site se trouvait près de la zone nord-occidentale de l’enceinte fortifiée de la ville et, à côté de celle-ci, il y avait un fleuve qui était navigable, l’Auser (même si, ensuite, il disparut) et qui confluait ensuite dans l’Arno; au Nord de la ville, on trouvait des champs cultivés qui fournissaient les approvisionnements pour la ville. La zone était en position favorable à l’intérieur du réseau routier et fluvial toscan, comme il a été démontré par des récentes études archéologiques qui ont individué un port fluvial sur le cours de l’Auser, situé à peu de distance de la position de la place d’aujourd’hui. La position du chantier de la cathédrale était donc fonctionnelle pour profiter du port du fleuve afin d’en recevoir aisément les matériaux de construction, le bois et les marbres extraits des forêts des Monts Pisans et des carrières. Il paraît que le port sur l’Auser fut actif de l’époque étrusque jusqu’au Ve siècle après J.C. et il joua un rôle très important dans le développement de la ville, en qualité de centre maritime de l’haute Méditerranée.La Cathédrale
Dans le site de la Place des Miracles des bâtiments sacrés furent construits, déjà à l’époque paléochrétienne, et ils furent remplacés par la nouvelle Cathédrale majestueuse de Sainte Marie fondée en 1064; l’imposant chantier fut mis en œuvre grâce aussi aux richesses conquises après l’expédition victorieuse de Pise contre la ville de Palerme contrôlée par les Sarrasins, d’où les navires pisans retournèrent chargées d’un butin devenu légende. À l’époque, Pise traversait son âge d’or et elle était reconnue comme l’une des plus grandes puissances de la Méditerranée occidentale. Les chantiers navals fonctionnaient grâce à un bon niveau de rationalisation du travail, relativement aux approvisionnements des matériaux et leur transport, mais aussi grâce à l’organisation des délais en relation au climat de la saison et aux étapes du travail et, enfin, grâce à ceux qui y étaient engagés: des maîtres d’œuvre et des artistes étaient souvent cités par les inscriptions des monuments érigés afin d’en transmettre la mémoire. La ville de Pise respecta la même tradition. Des inscriptions épigraphiques réalisées sur les parois de la Cathédrale racontent les évènements de construction du miraculeux temple chrétien «en marbre blanc comme la neige», conçu par l’architecte Buscheto, dont le sarcophage est muré à l’intérieur de la même paroi. En ce qui concerne la construction des côtés, des plaques d’époque romaine furent utilisées pour en souligner, peut-être, la solidité de la puissance pisane qui s’annonçait à l’époque comme «l’autre Rome». L’achèvement du bâtiment et la façade furent réalisés par Rainaldo et la consécration fut célébrée en 1118. Le plan de la Cathédrale est en croix latine, avec cinq nefs dans l’allée centrale et trois nefs dans le transept avec absides; une coupole elliptique est érigée à l’intersection du transept avec la nef principale; plusieurs colonnades séparent l’espace de façon originale et créent des jeux perspectifs qui rappellent les antiques mosquées, comme les marqueteries avec bichromies des marbres et d’autres éléments décoratifs inspirés de la tradition artistique islamique appartenant à la même époque. Dans la cuvette de l’abside, on trouve une mosaïque du début du Quatorzième siècle représentant Christ en majesté entre la Madone et Saint Jean Évangéliste – ce dernier œuvré par Cimabue. La décoration de la Cathédrale continua au cours des siècles suivants mais, à la fin du XVIe siècle, un incendie obligea à un renouvèlement intérieur qui vit le ravalement du plafond ligneux divisé en compartiments carrés, (où on posa l’emblème des Médicis), des nouvelles peintures, l’exécution de la fresque de la grande coupole (avec l’Assomption de la Vierge Marie avec les Saints des frères Riminaldi, Girolamo et Orazio).
Le Baptistère
Le Baptistère est le monument qui représente la naissance, l’entrée de l’individu dans la communauté des fidèles et il comprend la fontaine baptismale octogonale du XIIe siècle réalisé par Guide de Côme et la chaire hexagonale de Nicolas de Pise. La structure a un plan circulaire et elle fut œuvrée par l’architecte Diotisalvi qui commença les travaux en 1152. Ce fut une œuvre chorale: les reportages décrivent la participation de la citoyenneté à sa construction et notamment à la mise à demeure des hauts piliers et colonnes en granit provenant de l’île d’Elbe e de la Sardaigne. Le Baptistère présente le même style de la cathédrale avec des amples arcatures aveugles du soubassement et les bichromies des marbres utilisés pour le revêtement. Le bâtiment montre les influences lombardes et byzantines (notamment dans la porte majeur) et peut-être qu’on voulait faire référence au Saint-Sépulcre de Jérusalem, pour rappeler les liens de la ville avec l’Orient et les entreprises des Croisés en Terre Sainte. Dans le Baptistère, il y a quatre portes qui coïncident avec les quatre points cardinaux; la porte majeure se trouve à l’Ouest, elle s’ouvre devant la Cathédrale et elle présente des décorations au style roman avec des bas-reliefs concernant les thèmes bibliques (notamment Saint Jean-Baptiste) mais aussi la représentation des mois. Au cours de la deuxième moitié du XIIIe siècle, Nicolas de Pise et son fils Jean augmentèrent l’aspect majestueux du Baptistère grâce à une complexe ornementation gothique qui enrichit les ordres supérieurs avec des gables et pinacles: la galerie fut ornée par une série de bustes encadrés et représentants les prophètes et les évangélistes. Au cours du siècle suivant, une double coupole spectaculaire constitua la couverture du bâtiment.Le Clocher
La Tour Penchée de la Cathédrale a, elle-aussi, un plan circulaire et elle date de 1173. L’auteur du projet fut Bonanno Pisano ou, peut-être, Diotisalvi. Il s’agit de l’un des monuments italiens les plus célèbres au monde, qui est visité et photographiée chaque jour par des folles de touristes enthousiastes. C’est une tour (un clocher) qui atteint une hauteur du sol d’environ 58 mètres et qui frappe l’imagination car elle lie une finesse compositionnelle exceptionnelle à la majesté monumentale; de plus, elle est caractérisée par son ‘inclinaison’ qui défie la gravité terrestre. Sa rigueur esthétique extérieure se base sur huit ordres ou niveaux. Le premier niveau est constitué par le soubassement avec des arcatures aveugles en plein cintre (comme dans la Cathédrale et dans le Baptistère) auxquelles six galeries, qui peuvent être entièrement parcourues, s’ajoutent (chacune avec 30 colonnettes et des petites arcades en plein cintre); la tour termine avec le clocher, qui peut être atteint grâce à une montée de presque 300 marches, et elle est ornée d’une décoration articulée et caractérisée par la bichromie. L’immense cylindre marmoréen du Clocher contient une âme vide, c’est-à-dire que sa partie intérieure est creuse afin de rendre le corps plus léger, mais aussi pour faciliter les phases de construction. Pourquoi le Clocher est-il devenu la «Tour penchée»? À cause de la typologie des couches de terrain sableux et argileux dans lequel ses fondations s’enfoncent. La tour commença bientôt à manifester une dangereuse inclinaison qui, toutefois, ne semblait pas être destinée à déterminer l’effondrement du monument. Le Clocher demanda au cours des siècles plusieurs interventions périodiques de maintenance, afin d’en remplacer les colonnes, les chapiteaux, ou les éléments endommagés à cause de l’exposition aux agents atmosphériques ou à cause d’autres évènements particuliers, tels que les secousses telluriques. Au cours du XIXe siècle, on mit en œuvre des mesures afin de drainer les affleurements d’eau autour de la base du clocher et des tirants en fer furent insérés afin de rendre la structure plus solide. Au contraire des atteintes, ces initiatives empirèrent l’inclinaison, puisqu’elles modifièrent l’équilibre fragile du monument: elles ne se basèrent pas sur des études approfondis relativement à la nature du terrain ou aux caractéristiques statiques et structurelles du précieux bâtiment. Au cours du XXe siècle, et notamment au cours de la dernière campagne de recouvrement et tutelle promue par le Ministère pour le Travaux Publiques, on procéda selon une perspective interdisciplinaire: une Commission internationale élabora un plan d’intervention pour stabiliser le Clocher et le conserver dans le temps. Aujourd’hui, l’inclinaison du Clocher équivaut à 5 degrés et demi (10%). Il est constamment monitoré et il a été consolidé afin qu’il continue longtemps à s’élancer vers le ciel avec son incroyable inclinaison.Le Camposanto (le cimetière)
Au cours des années ‘70 du XIIIe siècle, Federico Visconti, archevêque de Pise, offrit les terrains et les jardins qui se trouvaient à côté du complexe de la Cathédrale afin de les destiner à la construction d’un nouveau cimetière où déplacer les sarcophages et les coffres romans réutilisés pour les sépultures des membres de prestige de la communauté pisane, qui étaient petit à petit afflués autour de la Cathédrale. L’espace autour de la Cathédrale aurait ainsi été libéré pour être mieux destiné “à l’usage public”: c’est ainsi que l’idée de la Place des Miracles prit forme. Le cimetière fut réalisé dans un terrain au nord-ouest de la Cathédrale, parallèlement au fleuve, et il suivit la structure d’une ample galerie rectangulaire; la zone centrale et en plein air accueillit les anciens sarcophages, alors qu’à l’intérieur des galeries du cloître, au cours du XIVe siècle, un cycle de fresques répresentant les Histoires des Saints de Pise et de l’Ancien Testament fut réalisé: ce projet fut réalisé par des artistes tels que Francesco Traini et beaucoup d’autres peintres florentins, parmi lesquels on peut nommer Buonamico Buffalmacco (qui fut un protagoniste des nouvelles de Boccace) et Taddeo Gaddi. La récolte des sinopie, c’est-à-dire les dessins préparatoires des fresques du cimetière, se trouve aujourd’hui au Musée des Sinopie, au sein du bâtiment du XIIIe siècle appelé Spedale Nuovo. Ce bâtiment fut érigé sur ordre du pape Alexandre IV à partir de 1257 et, au cours des siècles, il accueillit les malades, les pauvres, les pèlerins et les orphelins. Son usine définit la marge méridionale de la Place de la Cathédrale.Per saperne di più
Références historiques relativement à la ville
Fondée pendant l’époque étrusque, Pise commença son développement sous la domination romaine, en devenant un port d’importance dans la Méditerranée Occidentale grâce à sa position géographique entre les deux fleuves, l’Arno et l’Auser, peu distante de la côte et protégée à l’Ouest par les Monts Pisans. D’abord colonie romaine, et après municipalité (Ie siècle avant J.C.), Pise se développa grâce aux trafics commerciaux et à la puissance de sa flotte. Il semble que le processus de christianisation de la ville arriva de la mer, avec l’arrivée de Saint Pierre qui débarqua où la Basilique romane de Saint-Pierre à Grado fut ensuite érigée. Pise se battit contre les Sarrasins en beaucoup d’occasions et, peu après le début de l’onzième siècle, une série de victoires la portèrent vers l’hégémonie sur la Méditerranée occidentale. Au XIIe et XIIIe siècle, le contrôle pisan était fort en Sardaigne et en Corse. L’Île d’Elbe, après les Étrusques et les Romains, vit en âge médiévale dans l’orbite de Pise, qui profita de ses ressources de fer et granit employées aussi pour la construction des monuments de la Place de la Cathédrale. Dans l’ Île, Pise érigea la Forteresse de Marciana, la plus ancienne installation de l’Elbe, et le Château du Volterraio qui témoignent, avec leur aménagement fortifié, la nécessité de se défendre des assauts répétés des Génois et des Sarrasins. La puissance de la flotte pisane permit à la ville Toscane de construire une vaste hégémonie commerciale garantie par l’institution des fondouks, ou colonies, dans tout le bassin de la Méditerranée où les marchands pisans ouvraient leurs riches bancs, point d’intersection des civilités. La rivalité avec Gènes porta à un affaiblissement progressif de Pise, où le développement de l’institution communale avait favori la prospérité de la ville maritime en lui offrant des siècles d’or. La domination des Médicis (1406), même si vécue comme une perte tragique de l’autonomie de la République Maritime de Pise, vit une phase de renaissance de la ville vers la moitié du seizième siècle, grâce à des interventions urbanistiques et aux nouvelles impulsions au commerce et à la culture, avec la réouverture de l’Université.L’Opera della Primaziale Pisana
L’édification du complexe monumental sacré de la Place de la Cathédrale de Pise employa les énergies citoyennes et occupa plusieurs siècles. Il s’agit d’une entreprise sans précédent qui donna origine à une institution née avec le but de superviser et organiser les travaux de construction et maintenance des bâtiments de la Place. Même si, probablement, l’Opera della Primaziale Pisana était opérante déjà à la fin du XIe siècle, on commence à trouver son nom dans les documents communaux seulement à partir de cette période-là. Actuellement, cette organisation est toujours active et elle s’occupe de la gestion et de la tutelle du complexe pisan inscrit sur la Liste des Biens du Patrimoine de l’Humanité.Buonamico Buffalmacco dans le Musée des Sinopie
Le cycle de fresques nommé Triomphe de la Mort fut réalisé auprès du cimetière de Pise par un maître florentin identifié en Buonamico Buffalmacco. Le peintre eut sa formation à Florence, où il travailla au début, pour se déplacer ensuite à Arezzo et à Pise. La littérature des nouvelles du Quatorzième siècle inséra Buffalmacco entre ces personnages. On le retrouve en tant que peintre ‘farceur’ dans les nouvelles de Boccace, le Décaméron, et dans les nouvelles de Sacchetti. Les sinopie de ses fresques projetées dans les galeries du cloître du cimetière se trouvent aujourd’hui au Musée des Sinopie.Les miracles de la Place de la Cathédrale et les étoiles du Bélier
Le complexe monumental de la Place de la Cathédrale de Pise possède des proportions géométriques exemplaires et beaucoup de savants se sont dédiés à en identifier aussi les sens symboliques. La Cathédrale est positionnée sur le traditionnel axe est-ouest, avec la façade vers est. Le diamètre du Baptistère correspond à la largeur du corps central de la Cathédrale et sa distance aussi, entre les deux bâtiments, respecte les mesures mathématiques. Une lecture interprétative du dessin urbanistique de la Place des Miracles a été avancée (E. Guidoni): la position des trois monuments sacrés de la Place reproduirait le modèle astrologique de la constellation du Bélier. Dans l’antiquité, le bélier était lié au conte mythologique de la Toison d’Or et du voyage des Argonautes, donc il pourrait se référer à la vocation maritime pisane, pour en célébrer l’audace et la valeur militaire. Un bélier apparaît aussi dans le bas-relief parmi les illustrations d’animaux, positionné sur le côté gauche du portail d’entrée de la Tour Penchée: l’image du bélier, qui représenterait Pise, fait face à un dragon, à savoir l’incarnation des ennemis, avec l’aide d’une ourse, le symbole de la Vierge. Sur ces significations symboliques et astrologiques il n’y a pas toutefois un accord entre les savants.Le Griffon de Pise, symbole des conflits de cultures dans la Méditerranée médiévale
Une autre merveille de la Place est le griffon en bronze que les Pisans conquièrent aux Sarrasins au cours de l’expédition de 1061 ou peut-être dans la bataille des Baléares (1115). Il s’agit d’un chef-œuvre de la métallurgie médiévale (XIe siècle), œuvre des maîtres islamiques, dont l’origine pourrait être espagnole ou égyptienne. L’œuvre représente un griffon, avec la tête et les ails d’un aigle et le corps d’un lion. La surface du griffon est complètement recouverte de décorations et d’inscriptions. Au début elle fut positionnée sur le sommet de la coupole de la Cathédrale, ensuite dans la galerie du cimetière, et maintenant, elle se trouve dans le Musée de l’Œuvre de la Cathédrale.Cérémonies et festivités dans la Place de la Cathédrale, cœur de la vie religieuse et civique au Moyen Âge
Entre le XIIIe et le XIVe siècle, la Place de la Cathédrale de Pise fut intensément vécue par la communauté pisane non seulement comme lieu suprême religieux pendant les festivités du calendrier chrétien, mais aussi comme espace pour des réunions politiques ou des assemblées publiques en cas d’occasions particulières. La Cathédrale était le cœur des fêtes religieuses les plus importantes, comme la procession du Corpus Domini ou la Fête de l’Assomption, le 14 août; cette dernière, était l’expression de la forte dévotion mariale citoyenne et prévoyait une procession et l’offre de la part de la communauté des cierges votifs. Au cours des principales cérémonies sacrées, la Cathédrale était liée par une bande en soie rouge avec des précieuses décorations, la ‘’cintola‘’. Le soubassement à marches sur lequel la Cathédrale s’appuie était ensuite employé comme une espèce de scène publique utilisé pour recevoir et honorer les visiteurs les plus éminents en arrivée en ville, comme les empereurs, les nobles et les diplomates. Tout cela est lié à la position de la Cathédrale, qui se trouvait stratégiquement en proximités du cours du fleuve Auser et des marges de l’ancienne ville. En plus, tout autour de la Cathédrale, des échanges commerciaux, des jeux, des représentations et des fêtes populaires avaient lieu. Au XVe siècle, les activités civiques et la fréquentation de la Place de la Cathédrale se rapprochaient de plus en plus, au point qu’on eut une réorganisation des bâtiments environnants et la disposition de cultures et jardins potagers dans les terrains voisins.Le Camposanto (le cimetière) et la Terre Sainte
Le cimetière monumental de la Place des Miracles de Pise fut rempli avec de la terre originaire du mont Calvaire en Palestine, puisque l’archevêque Ubaldo Lanfranchi, représentant d’une famille noble pisane sur la scène politique communale, revint de la troisième croisade, en 1189, après avoir stocké dans des navires pisans une charge de terrain récolté près du Saint Sépulcre. Il semble qu’il y avait la croyance que la terre du Cimetière de Pise, grâce au terreau sacré qui y avait été positionné, avait acquis le pouvoir miraculeux de dissoudre le dépouilles d’un corps dans un seul jour; cet évènement donne le nom à la place.Protagonisti
Galilée
Galilée (Pise, 1564 – Arcetri, 1642)
Il fut parmi les plus importants scientifiques italiens de l’histoire, étant considéré l’un des fondateurs de la science moderne. Galilée fut protagoniste du conflit entre science et religion, entre foi et nouveau savoir scientifique qui anima le XVIe et le XVIIe siècle. Le savant Giorgio Del Guerra identifia la maison natale de Galilée à Pise. Galilée est né dans la maison de la famille de sa mère, Giulia Ammannati. L’habitation se trouve en rue Giuseppe Giusti, aux numéros 24 et 26. Galilée fut un homme d’intelligence et infiniment curieux, il vit de son savoir en faisant des activités d’enseignement et de recherche; il obtint une chaire en Mathématique à Pise (1589), ensuite à Padoue (1592) et enfin à Florence. De la période pisane, il faut rappeler les expériences qu’il conduisit à l’intérieur des deux monuments de la place de la Cathédrale de Pise. Dans la Cathédrale il observa les oscillations des lampes pendantes qui lui donnèrent la possibilité d’étudier le mouvement du pendule (1581 – 5), alors que depuis la Tour du Clocher il fit des expériences sur la chute des corps, avec ses élèves. La mémoire des observations de Galilée effectuées dans le Clocher est rappelée par une inscription du dix-neuvième siècle qui se trouve dans l’entrée du monument. Galilée eut une longue vie, riche en succès et incroyables découvertes, mais aussi des événements et années tristes et souffertes, surtout au cours de la dernière partie de sa vie quand, à cause de la condamnation du Saint-Office de l’Inquisition, il fut obligé à l’abjuration de ses thèses et à se retirer dans sa villa de Arcetri; dans cette maison, il finit ses jours, désormais aveugle: un véritable supplice du destin, si l’on pense que son regard, renforcé par l’usage de son télescope, lui donna la possibilité de découvrir quelques mystères des corps célestes en révolutionnant les fondements de l’astronomie et en supprimant l’idée d’incorruptibilité et immutabilité des ciels. Il décrivit la Lune avec ses vallées et ses altitudes, en la comparant à la surface de la Terre, il comprit que la Voie Lactée -la galaxie dans laquelle se trouve le système solaire avec plus que mille milliards d’étoiles- était un ensemble d’étoiles, il découvrit les satellites de Jupiter qu’il appela les “medicei” (des Médicis), il observa les tâches solaires et les phases de Vénus. Galilée bouleversa la vision du monde de l’époque, en soutenant le système copernicien et en proposant la nouvelle méthode mathématique et expérimentale afin de connaître la Nature et d’en comprendre les lois. Les dépouilles de Galilée furent déplacées au XVIIIe siècle dans la Basilique de Sainte Croix à Florence, où se trouvent aussi les tombeaux de Nicolas Machiavel et de Michel-Ange.Testimonianze d’autore
Testimonianze
► “Ahi Pisa, vituperio delle genti | del bel paese là dove ‘l sì suona, | poi che i vicini a te punir son lenti, | muovesi la Capraia e la Gorgona, | e faccian siepe ad Arno in su la foce, | sì ch’elli annieghi in te ogne persona! […]”
Dante Alighieri, Inferno, XXXIII, 79-84
► “[…] Cittadini di palagio, | mercanti e buon artieri; E voi conti di maremma, dai selvatici manieri; | Voi di corsica visconti, Voi marchesi de’ confini; Voi che re siete in sardegna ed in Pisa cittadini; | Voi che in volta del levante mainaste or or la vela: pria che arrossi la Verruca | E si spenga la candela, | Fuori porta del Parlascio, Su correte arditamente! Su, Su, popolo di Pisa, | Cavalieri e buona gente! […]”
Giosuè Carducci, Rime Nuove, VI, Faida di Comune
Legami tra i siti Unesco italiani
[learn_more caption=”Pise et… Modène”] L’ensemble harmonique de la Place de la Cathédrale de Pise rappelle un autre Site exceptionnel inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial : la Cathédrale, la Tour Civique et la Grande Place (Piazza Grande) de Modène. Même dans le cas du complexe modénais, on se trouve en face de l’ensemble de monuments – la Cathédrale, la Grande Place et la Tour – qui constituèrent le cœur de la vie religieuse et citoyenne entre le XIe et le XIIIe siècle. Exemple suprême du roman padan, la Cathédrale Modène avec la Tour Ghirlandina et sa Place spectaculaire furent le résultat d’une œuvre commune, chorale, à laquelle les instances citoyennes de l’époque y participèrent, et dans laquelle les valeurs, les usages, les évènements de la ville médiévale, (quand la civilisation urbaine en Italie s’épanouit) s’exprimèrent en forme tangible.[/expand] [learn_more caption=”Pise et… Sienne et Castel del Monte, à travers les œuvres de Nicolas de Pise”] Nicolas de Pise est l’un des maîtres de la sculpture italienne du XIIIe siècle. Il fut l’auteur du profond renouvèlement qui fut en mesure de concilier l’étude de l’ancien et le goût gothique. La biographie et les œuvres de Nicolas de Pise permettent de tracer un lien culturel entre certains Sites du Patrimoine Mondial italien: Pise, Sienne et Castel del Monte. Nicolas de Pise réalisa la chaire du Baptistère de Pise (1255 – 1260) et celle de la Cathédrale de Sienne (1265-1268). Il fut actif pendant la deuxième moitié du XIIIe siècle: la date de naissance est incertaine (peut-être 1220), celle de la mort entre 1278 et 1287. Il semble qu’il était originaire des Pouilles puisque, dans certains documents, il est enregistré comme de Apulia, même si dans l’âge adulte il signera comme Pixanus. Probablement, il reçut sa formation auprès des chantiers impériaux de Frédéric II et cela pourrait être cohérent avec ses déplacements à Pise et à Sienne, deux villes Gibelines et philo-impériales. Dans ses œuvres, il fut en mesure de récupérer les formes classiques de l’Antiquité, comme la culture frédéricienne le proposait, en implantant toutefois son génie ouvert à la nouvelle sensibilité gothique. Le lien avec le Royaume des Suèves pourrait être prouvé aussi par la proximité esthétique d’une des œuvres Toscanes de Nicolas: les têtes qui décorent quelques corbeaux de la Cathédrale de Sienne ressemblent aux corbeaux de Castel del Monte, particuliers pour leur naturalisme. Dans ‘’l’ambon” de Pise, on retrouve la solennité des sarcophages romains, renforcée d’une nouvelle intensité. Les modèles classiques sont présents avec des claires références, comme la posture de la Madone qui ressemble à une matrone Romane. Dans ‘’l’ambon” de Sienne l’habilité expressive devient encore plus puissante. Les visages perdent l’abstraction de l’idéal et deviennent humains, colorés des passions et des angoisses mortelles. L’affluence composite et le dynamisme plastique mettent en scène une narration incessante, où l’art s’habille en pragmatisme, naturalisme et vitalité. En ce qui concerne la réalisation de la chaire de Sienne, Nicolas fut aidé par le fils Jean et Arnolfo Di Cambio.[/expand]Note bibliografiche
Bibliografia
Il Camposanto di Pisa, a cura di C. Baracchini, E. Castelnuovo, Einaudi, Torino, 1996
Il Duomo di Pisa, a cura di A. Peroni, fotografie di A. Ambrosini, Panini, Modena, 1995
Il Duomo di Pisa. Il Battistero, il Campanile, a cura di E. Carli, presentazione di G. Toniolo, Nardini, Firenze, 1989
L. Benassi, P. Pierotti, Deotisalvi. L’architetto pisano del secolo d’oro, Pacini, Pisa, 2001
L. Bertolini, Camposanto monumentale di Pisa. Affreschi e Sinopie, Pisa, 1960
A. Caleca, La dotta mano. Il Battistero di Pisa, Bolis, Bergamo, 1991
M. Cristiani Testi, Nicola Pisano: architetto, scultore. Dalle origini al pulpito del Battistero di Pisa, Pacini, Pisa, 1987
P. Odifreddi, Hai vinto, Galileo! La vita, il pensiero, il dibattito su scienza e fede, Mondadori, Milano, 2009
E. Tolaini, Le città nella storia d’Italia: Pisa, Laterza, Bari, 1992
- Valore UNESCO
L’ensemble monumental de la Place de la Cathédrale de Pise est constitué par quatre bâtiments d’une valeur artistique, culturelle, religieuse et historique exceptionnelle: la Cathédrale, la Tour Penchée (ou le Campanile), le Baptistère, le cimetière (le Camposanto). Il s’agit du résultat d’un projet majestueux qui visait à montrer au monde la valeur culturelle, économique et politique de la ville de Pise, à l’époque une République Maritime et une puissance de la Méditerranée au Xe et XIIe siècle. Les monuments de la Place sont des espaces sacrés et représentent les monuments fondamentaux du cycle de vie la chrétienne, de la naissance à la mort, dans le chemin de foi; en ce qui concerne les solutions constructives et décoratives, ils représentent un unicum défini du point de vue stylistique comme le roman-pisan, qui constitue une étape importante du développement des arts plastiques et architectoniques de l’Occident et qui reflète des influences culturelles multiples (arabe, byzantine, lombarde, romaine) afin de témoigner le cadre dynamique et composite de l’Europe méridionale de l’époque.
La Place de la Cathédrale
C’est à Gabriele D’Annunzio qu’on doit le nom poétique de Piazza dei Miracoli (Place des Miracles) attribué à l’ensemble monumental de Pise, constitué par la Cathédrale avec la Tour Penchée, le Baptistère et le cimetière. La Place est un lieu harmonique qui présente, sous le profil esthétique, des éléments récurrents, comme les revêtements en marbre blanc et les marqueteries géométriques, les petites arcades aveugles, les ordres des colonnettes surmontées par des petits arcs en plein cintre. Sous le profil symbolique aussi, la Place des Miracles exprime un sens unitaire; la zone sacrée monumentale réussissait à accompagner le fidèle au cours du cycle complet de sa vie, à partir de l’entrée dans la communauté chrétienne (célébrée par le baptême), de l’à l’âge adulte, avec la pratique ordinaire du culte, des sacrements et des cérémonies religieuses extraordinaires, jusqu’au repos des dépouilles terrestres tout d’abord en proximité de la cathédrale et, ensuite, au cimetière. La «Place des Miracles» était le cœur de la vie religieuse mais aussi civile pendant le Haut Moyen Âge, puisque c’était le lieu de formation au sens d’appartenance communautaire et fort motif de fierté pour les citoyens où, au cours des siècles suivants, beaucoup d’importants évènements collectifs, traditionnels et civils se sont déroulés et ont été enregistrés dans l’histoire.La position de la Place de la Cathédrale
Pourquoi les pisans voulurent-ils bâtir la nouvelle cathédrale dans une position qui résultait marginale par rapport au centre de la ville en époque haute-médiévale? En répondant à cette question on pourra comprendre aussi la valeur de la place monumentale, en tant que manifestation physique et artistique du pouvoir et de la richesse de Pise. Le site se trouvait près de la zone nord-occidentale de l’enceinte fortifiée de la ville et, à côté de celle-ci, il y avait un fleuve qui était navigable, l’Auser (même si, ensuite, il disparut) et qui confluait ensuite dans l’Arno; au Nord de la ville, on trouvait des champs cultivés qui fournissaient les approvisionnements pour la ville. La zone était en position favorable à l’intérieur du réseau routier et fluvial toscan, comme il a été démontré par des récentes études archéologiques qui ont individué un port fluvial sur le cours de l’Auser, situé à peu de distance de la position de la place d’aujourd’hui. La position du chantier de la cathédrale était donc fonctionnelle pour profiter du port du fleuve afin d’en recevoir aisément les matériaux de construction, le bois et les marbres extraits des forêts des Monts Pisans et des carrières. Il paraît que le port sur l’Auser fut actif de l’époque étrusque jusqu’au Ve siècle après J.C. et il joua un rôle très important dans le développement de la ville, en qualité de centre maritime de l’haute Méditerranée.La Cathédrale
Dans le site de la Place des Miracles des bâtiments sacrés furent construits, déjà à l’époque paléochrétienne, et ils furent remplacés par la nouvelle Cathédrale majestueuse de Sainte Marie fondée en 1064; l’imposant chantier fut mis en œuvre grâce aussi aux richesses conquises après l’expédition victorieuse de Pise contre la ville de Palerme contrôlée par les Sarrasins, d’où les navires pisans retournèrent chargées d’un butin devenu légende. À l’époque, Pise traversait son âge d’or et elle était reconnue comme l’une des plus grandes puissances de la Méditerranée occidentale. Des inscriptions épigraphiques réalisées sur les parois de la Cathédrale racontent les évènements de construction du miraculeux temple chrétien «en marbre blanc comme la neige», conçu par l’architecte Buscheto, dont le sarcophage est muré à l’intérieur de la même paroi. En ce qui concerne la construction des côtés, des plaques d’époque romaine furent utilisées pour en souligner, peut-être, la solidité de la puissance pisane qui s’annonçait à l’époque comme «l’autre Rome». L’achèvement du bâtiment et la façade furent réalisés par Rainaldo et la consécration fut célébrée en 1118. Le plan de la Cathédrale est en croix latine, avec cinq nefs dans l’allée centrale et trois nefs dans le transept avec absides; une coupole elliptique est érigée à l’intersection du transept avec la nef principale; plusieurs colonnades séparent l’espace de façon originale et créent des jeux perspectifs qui rappellent les antiques mosquées, comme les marqueteries avec bichromies des marbres et d’autres éléments décoratifs inspirés de la tradition artistique islamique appartenant à la même époque. Dans la cuvette de l’abside, on trouve une mosaïque du début du Quatorzième siècle représentant Christ en majesté entre la Madone et Saint Jean Évangéliste – ce dernier œuvré par Cimabue. La décoration de la Cathédrale continua au cours des siècles suivants mais, à la fin du XVIe siècle, un incendie obligea à un renouvèlement intérieur qui vit le ravalement du plafond ligneux divisé en compartiments carrés, (où on posa l’emblème des Médicis), des nouvelles peintures, l’exécution de la fresque de la grande coupole.Le Baptistère
Le Baptistère est le monument qui représente la naissance, l’entrée de l’individu dans la communauté des fidèles et il comprend la fontaine baptismale octogonale du XIIe siècle réalisé par Guide de Côme et la chaire hexagonale de Nicolas de Pise. La structure a un plan circulaire et elle fut œuvrée par l’architecte Diotisalvi qui commença les travaux en 1152. Ce fut une œuvre chorale: les reportages décrivent la participation de la citoyenneté à sa construction et notamment à la mise à demeure des hauts piliers et colonnes en granit provenant de l’île d’Elbe e de la Sardaigne. Le Baptistère présente le même style de la cathédrale avec des amples arcatures aveugles du soubassement et les bichromies des marbres utilisés pour le revêtement. Le bâtiment montre les influences lombardes et byzantines (notamment dans la porte majeur) et peut-être qu’on voulait faire référence au Saint-Sépulcre de Jérusalem, pour rappeler les liens de la ville avec l’Orient et les entreprises des Croisés en Terre Sainte. Dans le Baptistère, il y a quatre portes qui coïncident avec les quatre points cardinaux. Au cours de la deuxième moitié du XIIIe siècle, Nicolas de Pise et son fils Jean augmentèrent l’aspect majestueux du Baptistère grâce à une complexe ornementation gothique qui enrichit les ordres supérieurs avec des gables et pinacles: la galerie fut ornée par une série de bustes encadrés et représentants les prophètes et les évangélistes. Au cours du siècle suivant, une double coupole spectaculaire constitua la couverture du bâtiment.Le Clocher
La Tour Penchée de la Cathédrale a, elle-aussi, un plan circulaire et elle date de 1173. L’auteur du projet fut Bonanno Pisano ou, peut-être, Diotisalvi. C’est une tour (un clocher) qui atteint une hauteur du sol d’environ 58 mètres et qui frappe l’imagination car elle lie une finesse compositionnelle exceptionnelle à la majesté monumentale; de plus, elle est caractérisée par son ‘inclinaison’ qui défie la gravité terrestre. Sa rigueur esthétique extérieure se base sur huit ordres ou niveaux. Le premier niveau est constitué par le soubassement avec des arcatures aveugles en plein cintre (comme dans la Cathédrale et dans le Baptistère) auxquelles six galeries, qui peuvent être entièrement parcourues, s’ajoutent (chacune avec 30 colonnettes et des petites arcades en plein cintre); la tour termine avec le clocher, qui peut être atteint grâce à une montée de presque 300 marches. L’immense cylindre marmoréen du Clocher contient une âme vide, c’est-à-dire que sa partie intérieure est creuse afin de rendre le corps plus léger, mais aussi pour faciliter les phases de construction. Pourquoi le Clocher est-il devenu la «Tour penchée»? À cause de la typologie des couches de terrain sableux et argileux dans lequel ses fondations s’enfoncent. La tour commença bientôt à manifester une dangereuse inclinaison qui, toutefois, ne semblait pas être destinée à déterminer l’effondrement du monument. Le Clocher demanda au cours des siècles plusieurs interventions périodiques de maintenance, afin d’en remplacer les colonnes, les chapiteaux, ou les éléments endommagés à cause de l’exposition aux agents atmosphériques ou à cause d’autres évènements particuliers, tels que les secousses telluriques. Au cours du XIXe siècle, on mit en œuvre des mesures afin de drainer les affleurements d’eau autour de la base du clocher et des tirants en fer furent insérés afin de rendre la structure plus solide. Au contraire des atteintes, ces initiatives empirèrent l’inclinaison, puisqu’elles modifièrent l’équilibre fragile du monument. Au cours du XXe siècle, une Commission internationale élabora un plan d’intervention pour stabiliser le Clocher et le conserver dans le temps. Aujourd’hui, l’inclinaison du Clocher équivaut à 5 degrés et demi (10%). Il est constamment monitoré et il a été consolidé afin qu’il continue longtemps à s’élancer vers le ciel avec son incroyable inclinaison.Le Camposanto
En 1257, Federico Visconti, archevêque de Pise, offrit les terrains et les jardins qui se trouvaient à côté du complexe de la Cathédrale afin de les destiner à la construction d’un nouveau cimetière où déplacer les sarcophages et les coffres romans réutilisés pour les sépultures des membres de prestige de la communauté pisane, qui étaient petit à petit afflués autour de la Cathédrale. Le cimetière fut réalisé dans un terrain au nord-ouest de la Cathédrale, parallèlement au fleuve, et il suivit la structure d’une ample galerie rectangulaire; la zone centrale et en plein air accueillit les anciens sarcophages, alors qu’à l’intérieur des galeries du cloître, au cours du XIVe siècle, un cycle de fresques répresentant les Histoires des Saints de Pise et de l’Ancien Testament fut réalisé: ce projet fut réalisé par des artistes tels que Francesco Traini et beaucoup d’autres peintres florentins, parmi lesquels on peut nommer Buonamico Buffalmacco et Taddeo Gaddi. La récolte des sinopie, c’est-à-dire les dessins préparatoires des fresques du cimetière, se trouve aujourd’hui au Musée des Sinopie, au sein du bâtiment du XIIIe siècle appelé Spedale Nuovo. Ce bâtiment fut érigé sur ordre du pape Alexandre IV à partir de 1257 et, au cours des siècles, il accueillit les malades, les pauvres, les pèlerins et les orphelins. Son usine définit la marge méridionale de la Place de la Cathédrale.Per saperne di più
Références historiques sur la ville
Fondée pendant l’époque étrusque, Pise commença son développement sous la domination romaine, en devenant un port d’importance dans la Méditerranée Occidentale grâce à sa position géographique entre les deux fleuves, l’Arno et l’Auser, peu distante de la côte et protégée à l’Ouest par les Monts Pisans. D’abord colonie romaine, et après municipalité (Ie siècle avant J.C.), Pise se développa grâce aux trafics commerciaux et à la puissance de sa flotte. Il semble que le processus de christianisation de la ville arriva de la mer, avec l’arrivée de Saint Pierre qui débarqua où la Basilique romane de Saint-Pierre à Grado fut ensuite érigée. Pise se battit contre les Sarrasins en beaucoup d’occasions et, peu après le début de l’onzième siècle, une série de victoires la portèrent vers l’hégémonie sur la Méditerranée occidentale. Au XIIe et XIIIe siècle, le contrôle pisan était fort en Sardaigne et en Corse. L’Île d’Elbe, après les Étrusques et les Romains, vit en âge médiévale dans l’orbite de Pise, qui profita de ses ressources de fer et granit employées aussi pour la construction des monuments de la Place de la Cathédrale. La puissance de la flotte pisane permit à la ville Toscane de construire une vaste hégémonie commerciale garantie par l’institution des fondouks, ou colonies, dans tout le bassin de la Méditerranée où les marchands pisans ouvraient leurs riches bancs. La rivalité avec Gènes porta à un affaiblissement progressif de Pise, où le développement de l’institution communale avait favori la prospérité de la ville maritime en lui offrant des siècles d’or. La domination des Médicis (1406), même si vécue comme une perte tragique de l’autonomie de la République Maritime de Pise, vit une phase de renaissance de la ville vers la moitié du seizième siècle, grâce à des interventions urbanistiques et aux nouvelles impulsions au commerce et à la culture.L’Opera della Primaziale Pisana
L’édification du complexe monumental sacré de la Place de la Cathédrale de Pise employa les énergies citoyennes et occupa plusieurs siècles. Il s’agit d’une entreprise sans précédent qui donna origine à une institution née avec le but de superviser et organiser les travaux de construction et maintenance des bâtiments de la Place. Même si, probablement, l’Opera della Primaziale Pisana était opérante déjà à la fin du XIe siècle, on commence à trouver son nom dans les documents communaux seulement à partir de cette période-là. Actuellement, cette organisation est toujours active et elle s’occupe de la gestion et de la tutelle du complexe pisan inscrit sur la Liste des Biens du Patrimoine de l’Humanité.Buonamico Buffalmacco dans le Musée des Sinopie
Le cycle de fresques nommé Triomphe de la Mort fut réalisé auprès du cimetière de Pise par un maître florentin identifié en Buonamico Buffalmacco. Le peintre eut sa formation à Florence, où il travailla au début, pour se déplacer ensuite à Arezzo et à Pise. La littérature des nouvelles du Quatorzième siècle inséra Buffalmacco entre ces personnages. On le retrouve en tant que peintre ‘farceur’ dans les nouvelles de Boccace, le Décaméron, et dans les nouvelles de Sacchetti. Les sinopie de ses fresques projetées dans les galeries du cloître du cimetière se trouvent aujourd’hui au Musée des Sinopie.Les miracles de la Place de la Cathédrale et les étoiles du Bélier
Le complexe monumental de la Place de la Cathédrale de Pise possède des proportions géométriques exemplaires et beaucoup de savants se sont dédiés à en identifier aussi les sens symboliques. La Cathédrale est positionnée sur le traditionnel axe est-ouest, avec la façade vers est. Le diamètre du Baptistère correspond à la largeur du corps central de la Cathédrale et sa distance aussi, entre les deux bâtiments, respecte les mesures mathématiques. Une lecture interprétative du dessin urbanistique de la Place des Miracles a été avancée (E. Guidoni): la position des trois monuments sacrés de la Place reproduirait le modèle astrologique de la constellation du Bélier. Dans l’antiquité, le bélier était lié au conte mythologique de la Toison d’Or et du voyage des Argonautes, donc il pourrait se référer à la vocation maritime pisane, pour en célébrer l’audace et la valeur militaire. Un bélier apparaît aussi dans le bas-relief parmi les illustrations d’animaux, positionné sur le côté gauche du portail d’entrée de la Tour Penchée: l’image du bélier, qui représenterait Pise, fait face à un dragon, à savoir l’incarnation des ennemis, avec l’aide d’une ourse, le symbole de la Vierge. Sur ces significations symboliques et astrologiques il n’y a pas toutefois un accord entre les savants.Le Griffon de Pise, symbole des conflits de cultures dans la Méditerranée médiévale
Une autre merveille de la Place est le griffon en bronze que les Pisans conquièrent aux Sarrasins au cours de l’expédition de 1061 ou peut-être dans la bataille des Baléares (1115). Il s’agit d’un chef-œuvre de la métallurgie médiévale (XIe siècle), œuvre des maîtres islamiques, dont l’origine pourrait être espagnole ou égyptienne. L’œuvre représente un griffon, avec la tête et les ails d’un aigle et le corps d’un lion. La surface du griffon est complètement recouverte de décorations et d’inscriptions. Au début elle fut positionnée sur le sommet de la coupole de la Cathédrale, ensuite dans la galerie du cimetière, et maintenant, elle se trouve dans le Musée de l’Œuvre de la Cathédrale.Cérémonies et festivités dans la Place de la Cathédrale, cœur de la vie religieuse et civique au Moyen Âge
Entre le XIIIe et le XIVe siècle, la Place de la Cathédrale de Pise fut intensément vécue par la communauté pisane non seulement comme lieu suprême religieux pendant les festivités du calendrier chrétien, mais aussi comme espace pour des réunions politiques. La Cathédrale, au Moyen Âge, était le cœur des fêtes religieuses les plus importantes, comme la Fête de l’Assomption, le 14 août; cette dernière, prévoyait une procession et l’offre de la part de la communauté des cierges votifs. Le soubassement à marches sur lequel la Cathédrale s’appuie était ensuite employé comme une espèce de scène publique utilisé pour recevoir et honorer les visiteurs les plus éminents en arrivée en ville, comme les empereurs, les nobles et les diplomates. En plus, tout autour de la Cathédrale, des échanges commerciaux, des jeux, des représentations et des fêtes populaires avaient lieu. Au XVe siècle, les activités civiques et la fréquentation de la Place de la Cathédrale se rapprochaient de plus en plus, au point qu’on eut une réorganisation des bâtiments environnants et la disposition de cultures et jardins potagers dans les terrains voisins.Le Camposanto (le cimetière) et la Terre Sainte
Le cimetière monumental de la Place des Miracles de Pise fut rempli avec de la terre originaire du mont Calvaire en Palestine, puisque l’archevêque Ubaldo Lanfranchi, représentant d’une famille noble pisane sur la scène politique communale, revint de la troisième croisade, en 1189, après avoir stocké dans des navires pisans une charge de terrain récolté près du Saint Sépulcre. Il semble qu’il y avait la croyance que la terre du Cimetière de Pise, grâce au terreau sacré qui y avait été positionné, avait acquis le pouvoir miraculeux de dissoudre le dépouilles d’un corps dans un seul jour; cet évènement donne le nom à la place.Protagonisti
Galilée
Galilée (Pise, 1564 – Arcetri, 1642)
Il fut parmi les plus importants scientifiques italiens de l’histoire, étant considéré l’un des fondateurs de la science moderne. Galilée fut protagoniste du conflit entre science et religion, entre foi et nouveau savoir scientifique qui anima le XVIe et le XVIIe siècle. Le savant Giorgio Del Guerra identifia la maison natale de Galilée à Pise, en rue Giuseppe Giusti, aux numéros 24 et 26. Galilée fut un homme d’intelligence et infiniment curieux, il vit de son savoir en faisant des activités d’enseignement et de recherche; il obtint une chaire en Mathématique à Pise (1589), ensuite à Padoue (1592) et enfin à Florence. De la période pisane, il faut rappeler les expériences qu’il conduisit à l’intérieur des deux monuments de la place de la Cathédrale de Pise. Dans la Cathédrale il observa les oscillations des lampes pendantes qui lui donnèrent la possibilité d’étudier le mouvement du pendule (1581-5), alors que depuis la Tour du Clocher il fit des expériences sur la chute des corps, avec ses élèves. La mémoire des observations de Galilée effectuées dans le Clocher est rappelée par une inscription du dix-neuvième siècle qui se trouve dans l’entrée du monument. Galilée eut une longue vie, riche en succès et incroyables découvertes, mais aussi des événements et années tristes et souffertes, surtout au cours de la dernière partie de sa vie quand, à cause de la condamnation du Saint-Office de l’Inquisition, il fut obligé à l’abjuration de ses thèses et à se retirer dans sa villa de Arcetri; dans cette maison, il finit ses jours, désormais aveugle: un véritable supplice du destin, si l’on pense que son regard, renforcé par l’usage de son télescope, lui donna la possibilité de découvrir quelques mystères des corps célestes en révolutionnant les fondements de l’astronomie et en supprimant l’idée d’incorruptibilité et immutabilité des ciels. Il décrivit la Lune avec ses vallées et ses altitudes, en la comparant à la surface de la Terre, il comprit que la Voie Lactée -la galaxie dans laquelle se trouve le système solaire avec plus que mille milliards d’étoiles- était un ensemble d’étoiles, il découvrit les satellites de Jupiter qu’il appela les “medicei” (des Médicis), il observa les tâches solaires et les phases de Vénus. Galilée bouleversa la vision du monde de l’époque, en soutenant le système copernicien et en proposant la nouvelle méthode mathématique et expérimentale afin de connaître la Nature et d’en comprendre les lois. Les dépouilles de Galilée furent déplacées au XVIIIe siècle dans la Basilique de Sainte Croix à Florence, où se trouvent aussi les tombeaux de Nicolas Machiavel et de Michel-Ange.
Legami tra i siti Unesco italiani
[learn_more caption=”Pise et… Modène”] L’ensemble harmonique de la Place de la Cathédrale de Pise rappelle un autre Site exceptionnel inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial : la Cathédrale, la Tour Civique et la Grande Place (Piazza Grande) de Modène. Même dans le cas du complexe modénais, on se trouve en face de l’ensemble de monuments – la Cathédrale, la Grande Place et la Tour – qui constituèrent le cœur de la vie religieuse et citoyenne entre le XIe et le XIIIe siècle. Exemple suprême du roman padan, la Cathédrale Modène avec la Tour Ghirlandina et sa Place spectaculaire furent le résultat d’une œuvre commune, chorale, à laquelle les instances citoyennes de l’époque y participèrent, et dans laquelle les valeurs, les usages, les évènements de la ville médiévale, (quand la civilisation urbaine en Italie s’épanouit) s’exprimèrent en forme tangible.[/expand] [learn_more caption=”Pise et… Sienne et Castel del Monte, à travers les œuvres de Nicolas de Pise”] Nicolas de Pise est l’un des maîtres de la sculpture italienne du XIIIe siècle. Il fut l’auteur du profond renouvèlement qui fut en mesure de concilier l’étude de l’ancien et le goût gothique. La biographie et les œuvres de Nicolas de Pise permettent de tracer un lien culturel entre certains Sites du Patrimoine Mondial italien: Pise, Sienne et Castel del Monte. Nicolas de Pise réalisa la chaire du Baptistère de Pise (1255 – 1260) et celle de la Cathédrale de Sienne (1265-1268). Il fut actif pendant la deuxième moitié du XIIIe siècle: la date de naissance est incertaine (peut-être 1220), celle de la mort entre 1278 et 1287. Il semble qu’il était originaire des Pouilles puisque, dans certains documents, il est enregistré comme de Apulia, même si dans l’âge adulte il signera comme Pixanus. Probablement, il reçut sa formation auprès des chantiers impériaux de Frédéric II et cela pourrait être cohérent avec ses déplacements à Pise et à Sienne, deux villes Gibelines et philo-impériales. Dans ses œuvres, il fut en mesure de récupérer les formes classiques de l’Antiquité, comme la culture frédéricienne le proposait, en implantant toutefois son génie ouvert à la nouvelle sensibilité gothique. Le lien avec le Royaume des Suèves pourrait être prouvé aussi par la proximité esthétique d’une des œuvres Toscanes de Nicolas: les têtes qui décorent quelques corbeaux de la Cathédrale de Sienne ressemblent aux corbeaux de Castel del Monte, particuliers pour leur naturalisme. Dans ‘’l’ambon” de Pise, on retrouve la solennité des sarcophages romains, renforcée d’une nouvelle intensité. Les modèles classiques sont présents avec des claires références, comme la posture de la Madone qui ressemble à une matrone Romane. Dans ‘’l’ambon” de Sienne l’habilité expressive devient encore plus puissante. Les visages perdent l’abstraction de l’idéal et deviennent humains, colorés des passions et des angoisses mortelles. L’affluence composite et le dynamisme plastique mettent en scène une narration incessante, où l’art s’habille en pragmatisme, naturalisme et vitalité. En ce qui concerne la réalisation de la chaire de Sienne, Nicolas fut aidé par le fils Jean et Arnolfo Di Cambio.[/expand]Glossario
Glossario
baptistère, n.m., au cours des premiers siècles chrétiens, édifice construit à quelque distance de l’église et destiné à l’administration du baptême; chapelle, située au fond de l’église, où sont placés les fonts baptismaux.
cintre, n.m., en architecture, cela indique la courbure intérieure d’un arc, d’une voûte. Un arc est dit «(en) plein cintre» s’il décrit un demi-cercle sans brisure.
abside, n.f., espace de plan en partie cintré ou polygonal formant, notamment, l’extrémité orientale du chœur de nombreuses églises.
chaire, n.f., structure élevé de laquelle le prêtre récitait les prêches aux fidèles pendant la liturgie. La chaire, appelée aussi ambon (en italien pergamo, du grec pèrgamos, forteresse, hauteur, lieu élevé), variait pour les matériaux dont elle était construite – bois, pierre, marbre – mais aussi pour la forme et son emplacement dans les bâtiments sacrés.
gable, n.m., il désigne un élément architectural consistant en un couronnement de forme triangulaire souvent ajouré et orné, qui coiffe l’arc d’une voûte ou d’une baie. Les gables sont fréquents sur les portails gothiques.
coffre, n.m., monument funèbre similaire à un sarcophage, en marbre ou pierre, avec le couvercle en forme de toit.
sarcophage, n.m., coffre pour contenir le corps du défunt. Il peut être en bois, pierre, marbre, métal; d’habitude il a des différentes décorations.
sinopia, n.f., (italien sinopia, de Sinope, nom propre), dans la peinture à fresque, dessin préparatoire exécuté avec un pigment rouge-ocre sur une première couche de mortier.
abjuration, n.f., action de renoncer à une opinion, une doctrine. Action d’abjurer une religion, une foi, une hérésie.
incorruptibilité, n.f., de incorruptible, qualité de ce qui ne peut se corrompre, s’altérer.
marqueterie, n.f., décoration obtenue de l’incision d’un matériel et en en juxtaposant d’autres en couleurs différentes, dans ce cas-ci en marbres.
arcades aveugles, petites arches, faisant partie généralement d’une série continue, superposée à une paroi fermé, comme élément décoratif.
bichromies des marbres, usage alterné de marbres en deux couleurs.
fondouk, n.m., dépôt et entrepôt de marchandises que les anciens marchands étaient autorisés à ouvrir dans des bazars étrangers, il pouvait être aussi le siège des bureaux de la douane et refuge.
1987, Paris, France, 11e session du Comité
Site culturel
Moyen âge
Italie Centrale, région Toscane, Province de Pisa
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