Illustrazione Elena Prette
Le centre historique de Sienne est l’incarnation de la ville médiévale. Historiquement, ses habitants ont transposé leur rivalité avec les villes voisines de Florence et de Pise jusque sur le plan urbain. Tout au long des siècles, la ville a préservé son aspect gothique acquis entre les XIIe et XVe siècles. Pendant cette période, les oeuvres de Duccio, des frères Lorenzetti et de Simone Martini influencèrent le cours de l’art italien et, plus largement, européen. L’ensemble de la ville de Sienne fut imaginé comme une œuvre d’art qui se fond dans le paysage environnant. Cette ville toscane se développa sur trois collines reliées par trois routes importantes, formant un y et se croisant dans une vallée qui devint la Piazza del Campo. Le mur fortifié long de sept kilomètres entoure encore le site de 170 ha. Des portes protégées furent doublées en des points stratégiques, comme la Porta Camollia sur la route de Florence. À l’ouest, les murs enferment le Fort de Santa Barbara qui fut reconstruit par les Medici en 1560 et terminé en 1580. À l’intérieur des murs ont survécu des maisons-tours, des palais, des églises et autres structures religieuses. Les fontaines de la ville, qui continuent d’être alimentées par un vaste système de tunnels d’origine, sont également dignes d’intérêt. Le style gothique distinctif de Sienne est illustré par l’arc caractéristique de Sienne, venu de l’Est et introduit dans la ville pendant les croisades. L’arc devint un élément dominant dans les styles de construction ultérieurs, y compris à l’époque de la Renaissance. Même lorsque des édifices firent l’objet d’importantes rénovations aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles (comme, respectivement, l’hôtel de ville, le palais Chigi-Saracini et le palais Marsili) la préférence fut donnée aux éléments gothiques. Sienne est une ville médiévale exceptionnelle qui a su garder, dans une large proportion, son caractère et sa qualité. Elle a exercé une influence profonde sur l’art, l’architecture et l’urbanisme du Moyen Âge non seulement en Italie mais dans une grande partie de l’Europe. La ville est un chef-d’œuvre né de la détermination et de l’imagination. Ses bâtiments ont été conçus pour s’intégrer dans le tissu urbain général tout en constituant un ensemble avec le paysage culturel environnant.
- Valore UNESCO
Le centre historique de Sienne témoigne de l’urbanisme médiéval, avec ses palais gothiques très élégants et fonctionnels, le résultat de la volonté d’une structure politique et sociale cohérente et cultivée. Les fortunes marchandes de la ville et un fort sens civique lui ont assuré un destin glorieux et durable.
L’âge d’or de Sienne: les XIIe et XIIIe siècles
D’origines étrusques, l’établissement de Sienne devint une colonie romaine sous le nom de Sena Julia. Dès l’époque lombarde, Sienne a grandi grâce au transit des pèlerins, des compagnies d’armes et des marchands le long de la Via Francigena, le grand axe médiéval qui traversait l’Italie et la reliait aux régions au-delà des Alpes. Les murs et les quartiers de la ville, ou Terzi, se sont développés et la ville s’est dotée de règlements municipaux, en commençant l’expansion des territoires et la rivalité historique avec Florence. Toutefois, ce n’est qu’au XIIIe siècle que Sienne s’est enrichie d’un patrimoine architectural et artistique qui a consacré à jamais sa gloire. Sous le gouvernement des Neuf (1285-1355), au sommet de sa puissance financière, commerciale et politique, Sienne a vu la construction de la Cathédrale, le cœur solennel de la religiosité urbaine, et de la Piazza del Campo qui, avec le Palais Public et l’élégante Torre del Mangia gothique, est le centre opérationnel et le symbole du libre esprit civique.L’école siennoise
Duccio di Buoninsegna, Simone Martini, les frères Ambrogio et Pietro Lorenzetti sont les grands maîtres de l’École siennoise qui ont décoré les palais et les basiliques de cycles picturaux ayant des caractéristiques distinctives et uniques, en marquant ainsi le cours de l’histoire de l’art européenne. Les fonds d’or, l’utilisation de couleurs très vives, le manque d’ombres sont typiques de la peinture médiévale et indiquent des influences orientales et byzantines; mais dans l’École siennoise, où la perfection des détails et l’harmonie des compositions atteignent des niveaux exceptionnels, on commence à introduire également une réflexion sur l’espace. Le rendement de l’espace commence à déplacer les sujets sur des plans différenciés, en réduisant leurs dimensions au fur et à mesure que la distance augmente; les éléments naturels contribuent à délinéer les pièces; les éléments architecturaux commencent à être organisés autour de points de fuite créant la profondeur.Per saperne di più
Le symbolique de Piazza del Campo
Piazza del Campo est le cœur du centre historique de Sienne. Il s’agit d’une place semi-circulaire, divisée en neuf secteurs dans le décor du pavage pour célébrer le Conseil des Neuf, la plus haute magistrature de la ville à l’époque médiévale, qui s’est occupée de la réalisation de la place. La forme en éventail a également une signification sacrée, parce qu’elle commémore le manteau de la Vierge. Les trois anciennes routes les plus importantes au Moyen Âge débouchaient sur la place: la route pour Rome, la route pour Florence et la route pour la Maremme.Le gothique siennois
L’image de Sienne a vu sa réalisation au cours des XIIIe et XIVe siècles, grâce à une croissance économique et démographique rapide et constante, liée à la pratique du pèlerinage le long de la Via Francigena et à l’utilisation de la même route également comme voie marchande. Le développement commercial et la richesse financière sont allés de pair avec la maturation de structures politiques capables de favoriser les grands travaux publics qui ont marqué à jamais l’aspect de la ville. Le Palais Public est inséparable de la Piazza del Campo et, dans sa façade ornée de créneaux, sont présents les éléments stylistiques du gothique siennois, y compris l’arc siennois typique, qui est un arc brisé sur un arc surbaissé. La Cathédrale de Sainte Marie est un chef-d’œuvre où se distinguent la partie inférieure de la façade et ses portails, réalisés entre 1284 et 1296 par Giovanni Pisano et considérés parmi les plus significatifs du gothique italien. L’identité esthétique du gothique se combine à la conscience civique siennoise de manière profonde et durable, si bien que, même lorsque la ville de Florence se renouvèle avec les innovations de la Renaissance au XVe siècle, une fidélité substantielle aux canons gothiques persiste à Sienne.
Orfèvres, marqueteurs, miniaturistes
L’orfèvrerie, l’art de la marqueterie et de la miniature sont devenues des spécialités artisanales dans lesquelles Sienne a atteint l’excellence grâce au développement de techniques artisanales très raffinées.Les Contrades, un aspect de la ville médiévale encore présent aujourd’hui
Les Contrades sont des portions de terres municipales à l’intérieur des murs d’enceinte. Nous ne pouvons pas déterminer exactement quand les 17 Contrades actuelles ont été formées, mais nous préservons des témoignages qui prouvent leur existence déjà depuis le milieu du XVe siècle. La plus ancienne subdivision de Sienne, généralement admise par les historiens, est en trois parties dites Terzi ou Terzieri: Terzo di Città, Terzo di San Martino, Terzo di Camollia. Chaque Terzo organisait pour chaque quartier des Compagnies Militaires pour défendre la ville en cas de guerre, monter la garde aux murs et aux portes et patrouiller les rues pendant la nuit. Au XIVe siècle, la population siennoise était distribuée en quarante-deux Contrades, mais après la terrible «Peste noire» de 1348 ils n’en restèrent qu’un peu plus de 20. Les Compagnies Urbaines et les Contrades ont subi une longue évolution entre les XVe et XVIIe siècles. Elles ont conservé la constitution et certaines habitudes des anciennes organisations, comme celle de se réunir dans les églises, mais une fois les fonctions militaires et civiles perdues, elles ont pris des fins essentiellement sociales et récréatives. Les titres des Contrades sont liés à des événements historiques dont elles ont été les protagonistes, par exemple: l’Aigle est noble pour avoir rendu hommage à l’empereur Charles V qui, en reconnaissance, lui a accordé le titre en 1536; la Chenille (Bruco) est noble pour commémorer la contribution des «Brucaioli» à la défaite de Charles IV de Bohême en 1369; la Coquille est noble pour la valeur démontrée par ses compagnies militaires à Monteaperti en 1260; l’Oie est noble en vertu d’une ancienne bataille à Montemaggio en 1145; la Chouette est prieure pour avoir hébergé sur son territoire les premières réunions des 17 Prieurs qui ont donné naissance au Magistrat des Contrades (seconde moitié du XIX siècle); l’Onde est capitaine parce que ses écuyers étaient chargés de monter la garde au Palais Public (XIV siècle).
Protagonisti
Cecco Angiolieri
Cecco Angiolieri (Sienne, environ 1260 – Sienne entre 1311 et 1313), poète italien contemporain de Dante. D’origines nobles, il a été pris comme modèle du poète maudit par les Romantiques du XIXe siècle de par sa vie aventureuse. Il nous a laissé une vaste production de sonnets, dans lesquels la critique littéraire identifie même une composante burlesque.
Pietro et Ambrogio Lorenzetti
Pietro et Ambrogio Lorenzetti
Parmi les artistes travaillant à Sienne dans la première moitié du XIVe siècle, les plus innovants sont certainement les deux frères Pietro (1280-1348) et Ambrogio Lorenzetti (1285-1348). Les deux artistes combinaient l’élégance et la sinuosité gothiques à la nouvelle disposition spatiale et la construction perspective typiques de l’école de Giotto. En particulier, Ambrogio a peint dans la Salle des Neuf du Palais Public de Sienne, entre 1338 et 1340, le cycle de fresques représentant les «Effets du bon et du mauvais gouvernement dans la ville et à la campagne» sur trois murs de la salle. Les deux frères sont probablement morts lors de l’épidémie de Peste Noire qui, à partir de 1348, a décimé de manière importante les villes italiennes et toscanes, et Sienne en particulier.
Simone Martini
Simone Martini (Sienne, environ 1284 – Avignon, 1344)
Il incarne parfaitement le style gothique de la peinture siennoise dans la première moitié du XIVe siècle. Le style de Simone Martini est influencé par Giotto, mais il conserve les caractéristiques de la peinture gothique: l’utilisation de la ligne, surtout courbe et sinueuse, pour construire l’image, les décors et la vivacité des couleurs. Son activité s’est déroulée principalement à Sienne où, en 1330, il a travaillé au Palais Public de Sienne, en décorant de fresques la Salle du Globe, Guidoriccio da Fogliano au siège de Montemassi, pour célébrer la prise des châteaux Sassoforte et Montemassi par le condottiere engagé par les siennois. Dans ce célèbre ouvrage qui combine un milieu fabuleux avec un sens aigu de la réalité, le condottiere est une métaphore de la puissance siennoise. En 1340, à l’invitation du pape Benoît XII, il est parti travailler à la cour papale d’Avignon, où il est resté jusqu’à sa mort survenue quelques années plus tard.
Testimonianze d’autore
Testimonianze
“Le dimore gigantesche che chiudono il resto della piazza riprendevano il discorso, fondendo con esso il loro coro. ‘Siamo vecchie e un’ po affaticate ma fummo costruite solidamente, strette dappresso l’una all’altra in maniera grandiosa e dureremo per molto tempo ancora. Il presente è indifferente e disattento, tuttavia ci teniamo in vita meditando sul cumulo dei ricordi e delle tradizioni che conserviamo. Siamo case piene di presenze in ogni trave che scricchiola, in ogni pietra che geme’. Questi furono i sussurranti colloqui che stabilii con Siena prima di andare a dormire”.
Henry James (1873)
Legami tra i siti Unesco italiani
[learn_more caption=”Sienne et… Assise”]Le maître siennois Simone Martini lie deux grandes villes d’art italiennes: Sienne et Assise. Martini est l’auteur des fresques du Palais Public de Sienne et il semble être également l’auteur des fresques de la Chapelle de Saint Martin dans la Basilique Inférieure de Saint François à Assise. L’œuvre a été réalisée entre 1313 et 1318 sur commande du cardinal Gentile Partino de Montefiore et représente des scènes de la vie de Saint Martin.[/expand] [learn_more caption=”Sienne et… San Gimignano”]
Les deux centres sont nés sur la Via Francigena à l’époque médiévale et leur développement économique et artistique est lié historiquement à cette importante voie de communication.[/expand]
Note bibliografiche
Bibliografia
Centro storico di Siena, Sagep, Genova, 2008.
Fedeltà ghibellina affari guelfi: saggi e riletture intorno alla storia di Siena fra Due e Trecento, a cura di Gabriella Piccinni, Ospedaletto, Pisa, Pacini, 2008.
Siena una regina gotica: l’occhio del viaggiatore 1870-1935, a cura di A. Brilli, Banca Popolare dell’Etruria e del Lazio, Città di Castello, Edimond, 1997.
A. Labriola, Simone Martini e la pittura gotica a Siena: Duccio di Buoninsegna, Memmo di Filippuccio, Pietro Lorenzetti, Ugolino di Nerio, Ambrogio Lorenzetti, Lippo Memmi, Matteo Giovannetti, Naddo Ceccarelli, Bartolomeo Bulgarini, Niccolò di ser Sozzo, Milano, Il Sole 24 Ore, Firenze, E-ducation.it, 2008.
- Valore UNESCO
Le centre historique de Sienne témoigne de la ville médiévale. Les fortunes commerciales et financières de la ville et un fort sens civique lui ont assuré la floraison de chefs-d’œuvre artistiques, un destin glorieux et une réputation durable.
L’âge d’or de Sienne: les XIIe et XIIIe siècles
D’origines étrusques, l’établissement de Sienne devint une colonie romaine sous le nom de Sena Julia. Dès l’époque lombarde, Sienne a grandi grâce au transit des pèlerins, des compagnies d’armes et des marchands le long de la Via Francigena, le grand axe médiéval qui traversait l’Italie et la reliait aux régions au-delà des Alpes. Les murs et les quartiers de la ville, ou Terzi, se sont développés et la ville s’est dotée de règlements municipaux, en commençant l’expansion des territoires et la rivalité historique avec Florence. Toutefois, ce n’est qu’au XIIIe siècle que Sienne s’est enrichie d’un patrimoine architectural et artistique qui a consacré à jamais sa gloire. Sous le gouvernement des Neuf (1285-1355), au sommet de sa puissance financière, commerciale et politique, Sienne a vu la construction de la Cathédrale, le cœur solennel de la religiosité urbaine, et de la Piazza del Campo qui, avec le Palais Public et l’élégante Torre del Mangia gothique, est le symbole du libre esprit civique et le centre opérationnel de la ville.L’école siennoise
Duccio di Buoninsegna, Simone Martini, les frères Ambrogio et Pietro Lorenzetti sont les grands maîtres de l’École siennoise qui ont décoré les palais et les basiliques de cycles picturaux ayant des caractéristiques distinctives et uniques, en marquant ainsi le cours de l’histoire de l’art européenne. Les fonds d’or, l’utilisation de couleurs très vives, le manque d’ombres sont typiques de la peinture médiévale et indiquent des influences orientales et byzantines; mais dans l’École siennoise, où la perfection des détails et l’harmonie des compositions atteignent des niveaux exceptionnels, on commence à introduire également une réflexion sur l’espace. Le rendement de l’espace commence à déplacer les sujets sur des plans différenciés, en réduisant leurs dimensions au fur et à mesure que la distance augmente ; les éléments naturels contribuent à délinéer les pièces; les éléments architecturaux commencent à être organisés autour de points de fuite créant la profondeur.Per saperne di più
Le symbolique de Piazza del Campo
Piazza del Campo est le cœur du centre historique de Sienne. Il s’agit d’une place semi-circulaire, divisée en neuf secteurs dans le décor du pavage pour célébrer le Conseil des Neuf, la plus haute magistrature de la ville à l’époque médiévale, qui s’est occupée de la réalisation de la place. La forme en éventail a également une signification sacrée, parce qu’elle commémore le manteau de la Vierge. Les trois anciennes routes les plus importantes au Moyen Âge débouchaient sur la place: la route pour Rome, la route pour Florence et la route pour la Maremme.Le gothique siennois
L’image de Sienne a vu sa réalisation au cours des XIIIe et XIVe siècles, grâce à une croissance économique et démographique rapide et constante. Le Palais Public est inséparable de la Piazza del Campo et, dans sa façade ornée de créneaux, sont présents les éléments stylistiques du gothique siennois, y compris l’arc siennois typique. La Cathédrale de Sainte Marie est un chef-d’œuvre où se distinguent la partie inférieure de la façade et ses portails, réalisés entre 1284 et 1296 par Giovanni Pisano et considérés parmi les plus significatifs du gothique italien. Le visage gothique de Sienne est devenu une partie profonde de l’identité de la ville, si bien que, lorsque la ville de Florence se renouvelait avec les innovations de la Renaissance au XVe siècle, la fidélité aux canons gothiques persistait à Sienne.Orfèvres, marqueteurs, miniaturistes
L’orfèvrerie, l’art de la marqueterie et de la miniature sont devenues des spécialités artisanales dans lesquelles Sienne a atteint l’excellence grâce au développement de techniques artisanales très raffinées.Les Contrades, un aspect de la ville médiévale encore présent aujourd’hui
Les Contrades sont des portions de terres municipales à l’intérieur des murs d’enceinte. Nous ne pouvons pas déterminer exactement quand les 17 Contrades actuelles ont été formées, mais nous préservons des témoignages qui prouvent leur existence déjà depuis le milieu du XVe siècle. La plus ancienne subdivision de Sienne, généralement admise par les historiens, est en trois parties dites Terzi ou Terzieri: Terzo di Città, Terzo di San Martino, Terzo di Camollia. Chaque Terzo organisait pour chaque quartier des Compagnies Militaires pour défendre la ville en cas de guerre, monter la garde aux murs et aux portes et patrouiller les rues pendant la nuit. Au XIVe siècle, la population siennoise était distribuée en quarante-deux Contrades, mais après la terrible «Peste noire» de 1348 ils n’en restèrent qu’un peu plus de 20. Les Compagnies Urbaines et les Contrades ont subi une longue évolution entre les XVe et XVIIe siècles. Elles ont conservé la constitution et certaines habitudes des anciennes organisations, comme celle de se réunir dans les églises, mais une fois les fonctions militaires et civiles perdues, elles ont pris des fins essentiellement sociales et récréatives. Les titres des Contrades sont liés à des événements historiques dont elles ont été les protagonistes, par exemple: l’Aigle est noble pour avoir rendu hommage à l’empereur Charles V qui, en reconnaissance, lui a accordé le titre en 1536; la Chenille (Bruco) est noble pour commémorer la contribution des «Brucaioli» à la défaite de Charles IV de Bohême en 1369; la Coquille est noble pour la valeur démontrée par ses compagnies militaires à Monteaperti en 1260; l’Oie est noble en vertu d’une ancienne bataille à Montemaggio en 1145; la Chouette est prieure pour avoir hébergé sur son territoire les premières réunions des 17 Prieurs qui ont donné naissance au Magistrat des Contrades (seconde moitié du XIX siècle); l’Onde est capitaine parce que ses écuyers étaient chargés de monter la garde au Palais Public (XIV siècle).
Protagonisti
Cecco Angiolieri
Cecco Angiolieri (Sienne, environ 1260 – Sienne entre 1311 et 1313), poète italien contemporain de Dante. D’origines nobles, il a été pris comme modèle du poète maudit par les Romantiques du XIXe siècle de par sa vie aventureuse. Il nous a laissé une vaste production de sonnets, dans lesquels la critique littéraire identifie même une composante burlesque.
Pietro et Ambrogio Lorenzetti
Pietro et Ambrogio Lorenzetti
Parmi les artistes travaillant à Sienne dans la première moitié du XIVe siècle, les plus innovants sont certainement les deux frères Pietro (1280-1348) et Ambrogio Lorenzetti (1285-1348). Les deux artistes combinaient l’élégance et la sinuosité gothiques à la nouvelle disposition spatiale et la construction perspective typiques de l’école de Giotto. En particulier, Ambrogio a peint dans la Salle des Neuf du Palais Public de Sienne, entre 1338 et 1340, le cycle de fresques représentant les «Effets du bon et du mauvais gouvernement dans la ville et à la campagne» sur trois murs de la salle. Les deux frères sont probablement morts lors de l’épidémie de Peste Noire qui, à partir de 1348, a décimé de manière importante les villes italiennes et toscanes, et Sienne en particulier.
Simone Martini
Simone Martini (Sienne, environ 1284 – Avignon, 1344)
Il incarne parfaitement le style gothique de la peinture siennoise dans la première moitié du XIVe siècle. Le style de Simone Martini est influencé par Giotto, mais il conserve les caractéristiques de la peinture gothique: l’utilisation de la ligne, surtout courbe et sinueuse, pour construire l’image, les décors et la vivacité des couleurs. Son activité s’est déroulée principalement à Sienne où, en 1330, il a travaillé au Palais Public de Sienne, en décorant de fresques la Salle du Globe, Guidoriccio da Fogliano au siège de Montemassi, pour célébrer la prise des châteaux Sassoforte et Montemassi par le condottiere engagé par les siennois. Dans ce célèbre ouvrage qui combine un milieu fabuleux avec un sens aigu de la réalité, le condottiere est une métaphore de la puissance siennoise. En 1340, à l’invitation du pape Benoît XII, il est parti travailler à la cour papale d’Avignon, où il est resté jusqu’à sa mort survenue quelques années plus tard.
Legami tra i siti Unesco italiani
[learn_more caption=”Sienne et… Assise”]Le maître siennois Simone Martini lie deux grandes villes d’art italiennes: Sienne et Assise. Martini est l’auteur des fresques du Palais Public de Sienne et il semble être également l’auteur des fresques de la Chapelle de Saint Martin dans la Basilique Inférieure de Saint François à Assise. L’œuvre a été réalisée entre 1313 et 1318 sur commande du cardinal Gentile Partino de Montefiore et représente des scènes de la vie de Saint Martin.[/expand] [learn_more caption=”Sienne et… San Gimignano”]
Les deux centres sont nés sur la Via Francigena à l’époque médiévale et leur développement économique et artistique est lié historiquement à cette importante voie de communication.[/expand]
Glossario
Glossario
canon, n.m., règle, norme, précepte ou directions en matière d’action.
marqueterie, n.f., technique décorative dans laquelle on crée une composition géométrique ou figurative sur une surface par assemblage de feuilles de bois ou d’autres matériaux.
burlesque, adj., se dit d’un style comique et extravagant.
Il sito per immagini 
1995, Berlin, Allemagne, 19e session du Comité
Site culturel
Moyen âge
Italie Centrale, région Toscane
Criteri di Iscrizione
Critère (i): Au travers de ses caractéristiques urbaines et architecturales, le centre historique de Sienne est un témoignage de la créativité humaine et exprime la capacité artistique et esthétique de l’homme sous une forme matérielle.
Critère (ii): L’exemple personnel fort de civilisation artistique, son architecture, sa peinture, sa sculpture et son urbanisme en particulier eurent une influence culturelle considérable, non seulement sur l’ensemble du territoire de la République de Sienne, mais aussi en Italie et en Europe, en particulier entre les XIIIe et XVIIe siècles.
Critère (iv): La structure de la ville et son évolution, ininterrompue au cours des siècles, en même temps que l’unité de conception qui a été préservée, ont fait de Sienne un des plus précieux exemples de ville italienne médiévale et de la Renaissance.
[learn_more caption=”Intégrité”]Le centre historique de Sienne est délimité par ses anciens remparts, construits entre les XIVe et XVIe siècles. Ces murs qui épousent les contours des trois collines sur lesquelles la ville fut construite possèdent encore leurs bastions, tours et portes. Outre cette enceinte, le bien présente de nombreux autres éléments d’origine importante, comme les fontaines avec leurs tunnels, le réseau de routes et les espaces verts associés au plan urbain, les édifices publics et les résidences, parmi lesquelles des palais et des maisons-tours. Le centre historique de Sienne est vulnérable à la pollution environnementale et à la pression intense du tourisme qui met à rude épreuve les services de la ville pendant quelques mois dans l’année. L’abandon progressif du centre historique par les résidents locaux est également une source de préoccupation. Bien que la région soit identifiée comme exposée aux tremblements de terre avec un risque allant de moyen à faible en 1983, les efforts de protection actuels sont considérés appropriés.[/expand] [learn_more caption=”Authenticité”]
Compte tenu de son état de conservation actuel et de son authenticité historique, on se doit de dire que Sienne est un exemple rare de ville historique médiévale de cette taille. Cette situation peut, partiellement, s’expliquer par le fait que la ville n’a pas subi de dommages majeurs à la suite de guerres et a été épargnée par le développement industriel moderne, en partie parce qu’elle est restée à l’écart des grandes zones de développement du pays. Le nombre d’habitants est demeuré relativement faible et correspond à celui de l’époque moyenâgeuse. En conséquence, aucun programme d’extension urbaine à grande échelle n’a été entrepris. Les environs de la ville n’ont subi que des interventions de petite envergure, comme les projets entrepris au cours du XIXe siècle, qui sont devenus partie intégrante de son authenticité historique actuelle. En revanche, des activités similaires ont altéré le tissu historique d’autres villes. En raison de ces facteurs, la forme urbaine originale de la ville, avec son plan des rues du XVe siècle, a été maintenue, en même temps que la conception gothique des édifices publics, des palais et des maisons-tours. En outre, la fonction d’éléments médiévaux est restée intacte, y compris celle des potagers originaux à l’intérieur des murs. Des activités traditionnelles ont été poursuivies dans des zones spécifiques de la ville, telles qu’elles étaient exercées au Moyen Âge et qu’on peut les voir le long de Banchi di Sopra et Banchi di Sotto. Ces premières rues qui étaient occupées par des changeurs de monnaies sont désormais bordées de banques. Des préoccupations concernant l’authenticité de bâtiments et de monuments ont été identifiées lors de la suppression d’éléments architecturaux qui étaient menacés par la pollution et à l’occasion de leur remplacement par des copies.[/expand] Estensione del bene




