Illustrazione Elena Prette
La proprietà del patrimonio mondiale abbraccia l’intero centro storico di Roma all’interno delle mura cittadine nella loro estensione più ampia del XVII secolo, così come la Basilica di San Paolo fuori le Mura. La proprietà, complessa e stratificata, comprende importanti aree archeologiche integrate nel tessuto urbano, che si traducono in un insieme altamente distinto. Fondata sulle rive del fiume Tevere nel 753 a.C., secondo la leggenda, da Romolo e Remo, Roma fu dapprima il centro della Repubblica Romana, poi dell’Impero romano, e nel IV secolo, divenne la capitale del mondo cristiano. La Roma antica è stata seguita, dal IV secolo, dalla Roma cristiana. La città cristiana è stata costruita sulla parte superiore della città antica, riutilizzando spazi, edifici e materiali. Dal XV secolo in poi, i Papi promossero un profondo rinnovamento della città e della sua immagine, che riflette lo spirito del classicismo rinascimentale e, successivamente, del Barocco. Dalla sua fondazione, Roma è stata continuamente collegata alla storia dell’umanità. Come la capitale di un impero che ha dominato il mondo mediterraneo per molti secoli, Roma divenne in seguito la capitale spirituale del mondo cristiano.
- Valore UNESCO
Rome, Caput Mundi. Cette simple expression recèle la grandeur de cette ville. Centre d’un parmi les empires les plus grands de l’antiquité, cœur de la spiritualité chrétienne, carrefour d’artistes et d’intellectuels de l’Antiquité classique au XXe siècle; Rome est sans aucun doute la ville la plus connue au monde. Un ensemble immense et unique de rues, de palais, d’églises et de sites archéologiques qui renferme trois millénaires de civilisation.
Extension du Site
En 1980 le Centre Historique de Rome a été inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial, à l’occasion des travaux de la IVe session de la Commission qui ont eu lieu à Paris. En 1990, à la suite de la demande du Saint Siège d’élargir le site aux biens extraterritoriaux de sa propriété et à la Basilique de Saint Paul hors les murs, ICOMOS ratifie l’inscription sur la Liste du Patrimoine Mondial du Site avec la nouvelle dénomination: le Centre Historique de Rome, les propriétés extraterritoriales du Saint Siège dans la Ville et Saint Paul-Hors-les-Murs. Le territoire inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial inclut le Centre Historique de la ville dans son ensemble, renfermé à l’intérieur des remparts de la ville du XVIIe siècle, ainsi que le complexe de la Basilique de Saint Paul-Hors-les-Murs. Cette zone inclut, précisément, tous les quartiers historiques à la seule exclusion d’une partie des quartiers Borgo et Prati. La surface totale du site inscrit équivaut à 1.468,17 hectares, 1.430,8 desquels concernent la partie italienne (Centre Historique de Rome) et 38,9 ressortent du Saint Siège.
La Ville Éternelle, une vue d’ensemble générale
Rome est l’un des centres historiques les plus vastes, hétérogènes et extrêmement stratifiés de la planète, puisqu’il renferme des sites archéologiques extraordinaires, intégrés au tissu urbain séculaire pour constituer un ensemble unique au monde. Selon la légende, la ville de Rome fut fondée par Romulus et Remus en 753 av. J.- C. sur les rives du fleuve Tibre; Rome a été tout d’abord le centre de la République Romaine, ensuite de l’Empire Romain et elle est devenue la capitale du monde chrétien au IVe siècle. À partir du IVe siècle, en effet, à la Rome Antique succède la Rome Chrétienne et par la suite celle des Papes, de Nicolas V (1447-55) à Pie IX, (1846-78). La ville chrétienne se superpose sur l’antique en utilisant des espaces, des bâtiments et des matériaux. À partir du XVe siècle, les Pontifes promeuvent un profond renouvèlement de l’urbanisme de la ville et de son image à travers le Classicisme de la Renaissance, tout d’abord, et à travers le Baroque, par la suite. Dans sa zone centrale il y a un patrimoine de biens culturels qui, en termes de qualité, quantité et densité est sans équivalents dans n’importe quelle autre ville en Italie. Un patrimoine de biens matériaux qui inclut une très vaste série de zones et de sites archéologiques individuels aussi bien qu’une quantité considérable de biens historiques- monumentaux célèbres – de propriété publique et privée – des typologies les plus différentes: des demeures et des villas historiques, aux éléments de défense et de contrôle stratégique du territoire (tours et fortifications), aux biens liés aux pratiques du culte (églises, couvents, monastères), aux espaces publics (rues, places et jardins). Le Site UNESCO est partagé entre l’État italien, pour ce qui est du centre historique de Rome, et le Saint Siège auquel quelques biens avec des caractéristiques extraterritoriales font référence, tels que le complexe de Saint Jean-de-Latran, celui de Sainte-Marie-Majeure, le Palais de la Chancellerie et la Basilique de Saint Paul-Hors-les-Murs. Rome accomplit la fonction de capitale de l’État italien, avec la présence des Ministères et des organismes de gouvernement; puisqu’elle est aussi une parmi les villes les plus belles au monde, chaque année elle est visitée par milliers de touristes étant donné son considérable patrimoine culturel, monumental et archéologique.
Des origines à l’Empire
Rome surgit dans une position très favorable. Une vaste zone de colline, un fleuve large sur le point de se jeter dans la mer Tyrrhénienne et une petite île (Isola Tiberina), qui en facilitait le gué, encouragèrent l’établissement des premières communautés. À l’origine éparpillés sur les sommets du Septimontium, salubres et défendus naturellement, les premiers établissements commencèrent à confluer dans une entité urbaine à partir du IXe siècle av. J -C. La présence d’une frontière naturelle – le Tibre, qui divisa la culture du Latium de l’Etrusque – et d’un passage facile sur le fleuve encouragèrent la croissance économique et commerciale de cette zone qui, au cours du VIIIe siècle av. J -C., commença à représenter un seul centre au tour du Palatin. Le mythe de la naissance de Rome (753 av. J -C.) trouve son origine de la fin de ce lent processus d’intégration de centres plus petits dans une seule ville. La ville commença une période de progrès suivi d’une création progressive d’institutions et d’infrastructures. La présence, pendant longtemps, d’une dynastie étrusque favorisa des interventions de construction publique et militaire qui transformèrent la ville; les premiers grands centres culturels tel que le temple des Castori (Castor), les drainages des vallées principales, la construction des premiers remparts et la division des citoyens en Gens, d’abord, et en Tribus, par la suite, changèrent la situation de Rome de petite réalité en centre urbain complètement structuré. Les importantes transformations de la Royauté posèrent les jalons pour les importants développements des siècles suivants. Le déclin du pouvoir étrusque et l’affrontement entre la classe patricienne et les rois favorisèrent, au cours des premiers années du VIe siècle, le passage à la République. Rome commença une expansion lente, mais presque inexorable. Entre le VIe et le IIIe siècle, avec des hauts et des bas, Rome imposa sa domination sur la Magna Grecia entière et sur la plupart des populations de l’Italie centrale. À la fin de ce processus d’expansion, vaincue la menace représentée par Pyrrhus aussi, Rome devint la dominatrice de toute la péninsule. Au cours d’un peu plus d’un siècle, une fois vaincue définitivement la ville de Carthage après trois guerres victorieuses, Rome devint la puissance la plus importante de la Méditerranéenne. Entre la défaite des Carthaginois et la crise de la République, la puissance romaine s’étendit en Espagne, dans la France du Sud, en Grèce et sur les côtes de l’Asie mineure en conquérant toutes les côtes de la Méditerranéenne; cela suffit pour la définir Mare Nostrum, notre mer. Ce long processus d’expansion impliqua de plus en plus un contact avec la culture hellénistique, changeant à jamais la culture et l’urbanisme romains. Des basiliques, des temples, des bâtiments publics et ceux pour le spectacle, des statues de bronze et une utilisation plus intensive du marbre et des modèles architectoniques grecs changèrent l’aspect de la ville. Les familles importantes commencèrent à célébrer leur pouvoirs en finançant des grands travaux publics tels que la Basilica Emilia et Basilica Giulia (Basilique Aemilia et Basilique Julia). La nécessité d’un gouvernement plus approprié à la nouvelle extension de l’Etat, la radicalisation des tensions internes et la guerre qui opposa Rome aux peuples italiques (Guerres Sociales, 91-88 av J -C.) amenèrent à la crise définitive de la République. Par conséquent, des figures autoritaires se révélèrent, étant soutenues par des richesses personnelles considérables ou par le charisme militaire; elles devinrent les protagonistes d’autres conquêtes territoriales, d’un côté, et, de l’autre côté, ouvrirent les portes de l’Empire. Caius Marius, Sylla, Pompée, Julius Caesar et finalement Octavien donnèrent le coup final décisif à une forme de gouvernement qui était désormais usée et incapable de gérer un scenario complètement changé.
L’Empire
Lorsque Octavien Auguste, après avoir vaincu Antoine à Azio, instaura une monarchie de facto (27 av J -C.), Rome dominait sur des grandes parties du monde connu. Après avoir réconciliée la ville et l’état à la suite de longues décennies de tensions et de guerres, Auguste se consacra aux interventions importantes d’architecture. Quelques bâtiments furent agrandis dans le Forum et un nouvel édifice fut construit, dédié au nouveau dominateur. Le quartier de Rome Campo Marzio se transforma d’espace militaire en lieu de représentation du nouveau pouvoir impérial avec son grand horloge solaire et l’Ara Pacis (Autel de la Paix). Au pied du Palatin, un nouveau théâtre, dédié au neveu Marcellus, dominait un vaste espace enrichi par une arcade magnifique et par le renouvèlement du temple de Apollo Sosiano. La ville de briques devint une ville de marbre. Au cours du principauté d’Auguste, Rome devint un modèle et une inspiration pour tout son territoire très vaste; les très nombreuses villes, beaucoup d’elles juste établies, dont l’Empire était parsemé, s’inspirèrent constamment de la capitale pour ses modèles d’urbanisme et d’architecture. L’incendie important qui détruisit la ville sous le gouvernement de Néron permit d’imposer des nouvelles règles pour la construction de maisons et de routes, s’opposant à la spéculation et favorisant une sécurité plus grande. L’empereur, n’étant pas satisfait de la reconstruction colossale qu’il dut affronter, construisit une maison privée majestueuse (Domus Aurea) caractérisée par un faste sans équivalents. La nécessité d’effacer les signes du gouvernement de Néron amena les empereurs Flaviens à focaliser leurs efforts sur le bâtiment public. La Domus Aurea (Maison Dorée) fut partiellement détruite et utilisée à nouveau et l’espace occupé par le lac artificiel devint le lieu où construire un amphithéâtre énorme (Colisée). Les Flaviens, étant partiellement obligés à cause d’autres incendies, renouvelèrent des vastes espaces de la ville avec des nouveaux fora, des temples, des arcades et avec un grand stade construit par Domitien là où aujourd’hui il y a Piazza Navona. Trajan, deuxième empereur d’adoption, vanta la forte expansion que l’Empire atteignit sous son gouvernement par des importantes interventions de construction. Un nouveau forum fut construit avec sa place, sa grande bibliothèque, la grande basilique Basilica Ulpia et le complexe des Mercati Traianei (Marchés de Trajan) appuyé au pied de la colline du Quirinal. Les Thermes du mont Oppio (Oppius) devinrent le modèle pour les grandes stations thermales postérieurs. L’activité de construction devint même plus intense avec la dynastie Antonini; le remaniement du Panthéon, le mausolée et le temple d’Hadrien et la Colonne Antonine ne sont que quelques symboles de cette période. La dynastie des Severi ne fut pas inferieure et finança des nouveaux bâtiments aussi bien que des interventions d’entretien importantes; le Templum Pacis (Forum de la Paix) de Vespasien fut restauré et y fut affiché la Forma Urbis Severiana, le plan de la ville de Rome ancienne gravé sur des dalles de marbre; le palais impérial (Domus Augustana) du Palatin fut élargi définitivement avec la Domus Severian; des fontaines nouvelles et plus majestueuses furent construites et sous Caracalla un établissement thermal majestueux fut bâti. La crise du IIIe siècle impliqua un remarquable ralentissement de l’activité du bâtiment; parmi les quelques initiatives, la construction, voulue par Aurélien, d’un nouveau système de défense plus structuré est la plus importante (Mura Aureliane). L’avènement de Dioclétien (244-311 ap. J -C.) et la stabilité diminuèrent de façon draconienne l’importance de Rome dans l’échiquier impérial. La ville perdit le statut de résidence impériale en faveur de Milan et les interventions de construction, quelques-unes encore imposantes telles que les thermes de Dioclétien, diminuèrent. Nous devons la dernière importante saison d’interventions impériales en ville à Maxence et Constantin, entre le IIIe et IVe siècle; la Basilique de Maxence et le grand Arc de Constantin sont le symbole de cette période. Constantin, désormais engagé dans la nouvelle capitale orientale, donna le départ à la grande construction chrétienne.La Rome chrétienne de Constantin au Baroque
Le déclin de l’Empire impliqua un dépeuplement de la ville, d’un côté, et, de l’autre côté, l’abandon progressif et le successif pillage des grands bâtiments de la Rome classique. Le caractère central des temples, des basiliques civiles et des fora fut remplacé par les nouveaux complexes ecclésiastiques; les basiliques voulues par les derniers empereurs, d’abord, et par la suite les nouveaux complexes financés par le nouveau pouvoir des Papes. Constantin promut la construction de la Basilique Lateranense (de Saint Jean de Latran), l’église SS. Marcellino e Pietro (Saints Marcellino et Pierre), le mausolée pour sa mère Elena et le premier noyau de la Basilica del Vaticano (Basilique de Saint Pierre du Vatican). Ses successeurs continuèrent à favoriser la construction de bâtiments ecclésiastiques, souvent financés par des riches représentants de l’aristocratie chrétienne. Les trois siècles suivants représentèrent pour la ville un moment de déclin extrême. Les destructions déterminées par la Guerre grecque-gothique, le nouveau gouvernement byzantin et la pression constante des Lombards impliquèrent un dépeuplement déterminé et un abandon définitif de presque toutes les anciennes infrastructures. Seulement la présence de l’Église, évidente dans les œuvres et la personnalité de Grégoire le Grand, garda la petite flamme des gloires anciennes vivante. Les siècles du VIIe au XIe virent, entre des hauts et des bas, le pouvoir des papes s’affirmer, d’un côté, et, de l’autre côté, une séparation progressive de Byzance et cela impliqua une augmentation de l’autonomie territoriale de l’Église, favorisée par l’alliance avec le croissant pouvoir franc. L’Église, soutenue par les riches familles romaines, commença un processus de restauration de l’architecture, lent mais inexorable, qui vit la construction de nouvelles églises et monastères, la restauration des remparts et de quelques aqueducs et nombreuses interventions de restauration et de rénovation des bâtiments les plus anciens. L’aristocratie commença à montrer son pouvoir à travers la construction de tours et de bâtiments privés. La croissance économique, du bâtiment et politique de Rome et de la Papauté amena à des inévitables affrontements avec le pouvoir laïque; d’un côté l’impérial et de l’autre côté le pouvoir local des nouvelles classes de commerçants et des artisans. L’instabilité fut aggravée davantage par l’affrontement entre les familles aristocratiques des Orsini et des Colonna, une rivalité si animée à pousser le Pape à déplacer son siège dans la petite ville française d’Avignon (1309-1377). Cette période, étant donné le rôle du Pape en tant que volant économique, marqua l’énième moment de décadence pour la ville. Le retour du Pape à Rome, la temporaire pacification des affrontements parmi les aristocrates et le nouveau climat culturel favorisèrent une renaissance rapide et importante de la ville. À partir des premières décennies du Quinzième siècle, des interventions de construction importantes commencèrent; au début elles étaient focalisées sur le palais du Latran et au Vatican, mais ensuite elles se répandirent dans toute la ville. La redécouverte de la tradition classique amenât à Rome les plus grands artistes de l’époque pour étudier et pour se mesurer avec les monuments de Rome ancienne. Les Papes promurent des interventions visant à créer une citadelle religieuse sur le Vatican. Dans ce but, quelques-uns des artistes et des architectes les plus importants de l’époque furent appelés: Benozzo Gozzoli, Fra Angelico, Bernardo Rossellino, Filarète, Gentile da Fabriano, Pisanello, Raphael, Domenico Ghirlandaio et Botticelli. Les constantes commandes des Papes et la passion que beaucoup des pontifes montrèrent pour l’Humanisme encouragèrent la production intellectuelle et philosophique, le renouvellement et l’enrichissement de la Bibliothèque du Vatican, la sculpture, la musique et toute forme de production artistique qui fut à même de rendre à Rome le caractère central perdu à cause de la fin de l’Empire. La grande aristocratie ne fut pas inferieure et Rome, entre le Quinzième et le Seizième siècles, fut enrichie des grands palais et des riches maisons distinguées (Palais Venezia, Palazzo della Cancelleria (Palais de la Chancellerie), Palais Vidoni, le complexe du Capitole, Palais Massimo alle Colonne, Palais Baldassini, Palais Farnese, Palais Collegio Romano, Palais Quirinale, Palais Santo Uffizio) outre que des villas qui voulaient rivaliser avec les résidences de l’Otium des anciens (Villa Aldobrandini, Villa Borghese, Villa Celimontana, Villa Doria Pamphili, Villa Farnesina, Villa Giulia, Villa Lante, Villa Medici, Villa Sciarra, Villa Torlonia, Villa Wolkonsky). Le pontificat de Julius II (1503-1513) donna une impulsion supplémentaire au renouveau de la ville. Bramante fut appelé pour diriger les projets de construction du Vatican et la reconstruction de la Basilique de Saint Pierre, Michel Ange pour sculpter le tombeau monumental du Pape et pour peindre la voûte de la Chapelle Sixtine et Raphaël peignit pour Julius II les nouveaux appartements papaux. Jusqu’aux années Vingt du Seizième siècle, la ville est la scène pour le génie de quelques-uns parmi les plus grands artistes de la Renaissance; une ville opulente, cosmopolite et en constante effervescente pour les innovations artistiques et intellectuelles et qui, pendant une période très courte, retourna vraiment aux fastes des empereurs. Le Sac de Rome (1527) mit fin à une période irrépétible. Rome récupéra très lentement des évènements de 1527. Dans le climat de la Contre-réforme, la ville devint le centre du nouveau style Baroque. La rivalité entre Bernini et Borromini, l’inspiration de Maderno et de Pietro da Cortona (Pierre de Cortone) et la réalisation de la nouvelle basilique de Saint Pierre changèrent une fois de plus l’aspect de la ville. Les grandes églises, les nouveaux projets de requalification des zones publiques telles que Piazza Navona et l’église Trinità Dei Monti (Trinité des Monts), la grande architecture des espaces ouverts tels que Piazza Del Popolo et la splendeur de la Fontaine de Trevi, ils ne sont que quelques exemples de l’art de l’époque baroque à Rome.
De la Rome du Baroque à la Rome capitale d’Italie
Rome, tout en disposant de bâtiments nouveaux et toujours spectaculaires, commença une lente phase de décadence politique qui la mit aux marges des grandes transformations du Huitième siècle. La torpeur, où la villa sombra, ne s’interrompit qu’avec les mouvements révolutionnaires, courts et à la durée éphémère, qui suivirent la Révolution Française et la fin de Napoléon. Au départ, sous la protection de la France, l’Urbe, la ville, réussit à passer indemne au processus d’unification tout en gardant son autonomie; mais, quand en 1870, bouleversé par le conflit avec la Prusse, Napoléon III ne réussit pas à garantir au Vatican une protection militaire appropriée, la ville fut annexée au Royaume d’Italie. Une fois capitale, Rome fut intéressée par des interventions de rénovation urbaine importantes. Des nouveaux bâtiments ministériels, la revitalisation de vastes quartiers, la requalification de beaucoup de zones abandonnées et le nouvel rôle de capitale furent pour Rome un moment d’élan, après des siècles de torpeur.Per saperne di più
Louve Capitoline
Symbol de la légende des origines de Rome et chère icone de la ville, la Louve Capitoline est une sculpture de bronze d’une louve grandeur nature. Placée dans une salle des Musées du Capitole d’où son nom, la Louve représente le chien renommé du mythe, dans l’acte d’allaiter deux jumeaux, Romulus et Remus. La tradition voulait qu’elle fût une œuvre des ateliers étrusques ou de la Magna Grecia (Grande-Grèce) du Ve siècle av. J -C., mais des recherches récentes ont supposé qu’elle remonte, au contraire, à l’époque du Moyen-Age. Elle arriva au Capitole grâce à Sixte IV et fut placée sur la façade du palais pour être transféré à l’intérieur, par la suite. Les jumeaux, arrivés postérieurement, semblent attribuables à Pollaiolo.Du temple de tous les dieux à l’église de Sainte Marie ad Martyres: brève histoire du Panthéon
Parmi les biens archéologiques distribués dans la ville entière, il y en un qui, à juste titre, est considéré comme l’exemple le plus important de l’architecture romaine qui nous a été transmis de l’antiquité: le Panthéon. Ce monument, construit pour la première fois par Agrippa (63-12 av. J -C.), a été construit avec la forme que nous connaissons à l’époque impériale, selon les souhaits de l’empereur Hadrien (76-138 ap. J -C.). Ce bâtiment, construit comme un temple dédié à toutes les divinités, se compose d’une arcade et d’une importante structure circulaire. Cette dernière, entourée par des parois épaisses creusées dans des niches, est surmontée par une immense coupole hémisphérique en béton; au sommet, comme seule source de lumière, la structure présente une grande ouverture circulaire appelée oculo. Le diamètre de la structure circulaire, équivalent à la hauteur du bâtiment, réfléchit les critères et les proportions architectoniques d’une harmonie sublime. Le Panthéon, au début du VIIe siècle, a été converti en basilique chrétienne et consacré à la Vierge. Cela essentiellement dans le but de le préserver des pillages au cours des siècles suivants. Même si des décorations importantes ont été perdues, la plupart des revêtements des parois internes et du plancher (les deux en marbres précieux) sont encore les originels. À l’intérieur du bâtiment qui, au fil des siècles a augmenté sa réputation, des personnages illustres de l’histoire et du monde de l’art sont enterrés; un des tombeaux les plus visités, par exemple, est celui de Raffaello Sanzio (Raphaël) (1483-1520). Il ne faut pas oublier, enfin, que le Panthéon a influencé énormément les architectes européens et américains, de la Renaissance jusqu’au XIXe siècle; les exemples sont nombreux, dont notamment celui de Soufflot (1713-1780), qui a conçu l’église de Sainte Geneviève à Paris.Les remparts de Rome
Les remparts de Rome sont étroitement liés à son histoire. Le premier système de défense, dont les restes ont été récemment trouvés, remonte au VIIIe siècle av. J -C. et son nom dérive du fondateur mythique de la ville (Mura Romulee). Ce circuit de remparts, de forme carrée, défendait le Mont du Palatin. Un deuxième rempart plus vaste (Mura Serviane o Repubblicane) fut construit au IVe siècle av. J -C. et renfermait les six collines restantes de la ville de Rome (Quirinal, Esquilin, Caelius, Oppius, Viminal et Aventin). Un petit bout de cette grande infrastructure est visible auprès de la gare Termini. La capitale ne nécessita pas de nouvelles défenses jusqu’au IIIe siècle ap. J -C., quand la crise de l’empire obligea Aurélien (214-275) à bâtir un nouveau circuit de défense plus imposant. Les Mura Aureliane, encore partiellement visibles en élévation, renferment la plupart du centre historique présent. À l’intérieur de la porte de Saint Sébastien il est possible de visiter le Museo delle Mura (Musée des Remparts), un point de repère pour ceux qui veulent connaître l’histoire de ces structures importantes. Le succès de la Papauté, en tant que pouvoir dominant, promut des nouvelles interventions dans le bâtiment, visant à protéger le siège papal et la colline du Vatican. Au IXe siècle, le Pape Léon IV fortifia la zone de la basilique de Saint Pierre (Mura Leonine) en créant ce que l’on appelle Civitas Leonina. Au cours de la Renaissance, plusieurs papes entourèrent la citadelle vaticane avec un système solide de défense (Mura Vaticane) qui rendit la protection du siège papal plus solide en améliorant la liaison avec la forteresse de Château Sant ’Ange. Une intervention supplémentaire, mais non pas moins significative, a lieu au cours du Dix-septième siècle (Mura Gianicolensi). Les nouveaux remparts suivirent le profil du Janicule et remplacèrent les Remparts d’Aurélien dans le quartier de Trastevere.La ville au-dessous de la ville
Le centre historique de Rome, avec celui de Athènes, peut être considéré comme le site archéologique par excellence; complexe et stratifié, il renferme des zones d’époques chronologiques différentes insérées l’une dans l’autre au sein d’un tissu urbain homogène – étant donné cette caractéristique, Sigmund Freud, dans son essai sur le Malaise dans la Civilisation (1929), compara la ville de Rome avec la structure de la psychè de l’homme, où “rien de ce qui jadis a gagné l’existence a disparu”. Afin de mieux comprendre cette caractéristique particulière de Rome, le musée de la Crypte Balbi, pas loin de Piazza Venezia, mérite une visite. Quatrième siège du Museo Nazionale Romano (Musée National Roman), cette structure abrite les résultats (gardés dans le musée sur place) d’une complexe fouille urbaine, qui a permis de reproduire l’évolution d’un quartier citoyen de l’antiquité jusqu’au XXe siècle. Au cours de la visite, la section “Archéologie et Histoire d’un Paysage Urbain”, en particulier, est remarquable, riche en pièces et en reconstructions de séquences complètes de fouilles. Se promener dans ces salles signifie se rendre compte de la façon dans laquelle, sous nos pieds, une ville se développe en croissant sur elle-même, changeant et apportant, en même temps, des pièces de ce qui elle était précédemment.Rome, les pèlerins et les églises: le cas de la Basilique de Saint Paul-hors-les-murs
Patrimoine de l’Humanité depuis 1990, dix ans plus tard par rapport au centre historique de la ville, la Basilique de Saint Paul se trouve au dehors des remparts d’Aurélien, le long de la Via Ostiense (Via Ostiensis) et, selon la tradition, abrite le tombeau de Paolo di Tarso, (Paule de Tarse) destination de pèlerinages depuis toujours. Au début, la zone où la Basilique fut bâtie était occupée par un cimetière qui, à l’époque de Constantin, est devenu monumental grâce à la construction d’un petit bâtiment religieux. Ensuite, à cause du remarquable afflux de pèlerins, ce bâtiment est élargi et sa structure, avec cinq nefs, est caractérisée par un ensemble de colonnes en granit. Entre le IVe et le VIIIe siècle, les Papes restaurèrent et embellirent ce bâtiment sans arrêt; Léon le Grand (440-461), par exemple, recouvrit l’Arc de Triomphe avec des mosaïques. Mais la véritable époque de l’or est le XIIIe siècle, quand la Basilique est enrichie d’un précieux ciboire, aussi, réalisé par Arnolfo di Cambio (1240-1310). En 1823 le bâtiment fut intéressé par un incendie catastrophique et presque complétement détruit; Léon XII (1878-1903) s’occupa du remaniement, en le reconstruisant de façon presque identique. Saint Paul hors les murs n’est qu’une des 900 églises qui jalonnent le territoire de Rome, capitale séculaire aussi bien que religieuse; seulement l’église de Saint Pierre est plus renommée que celle-ci; elle est liée à l’histoire de la foi chrétienne dès les origines et elle représente un exemple parfait du lieu symbole et de la destination de pèlerinages.L’obscurité de la lumière: Rome et le «peintre maudit»
Michelangelo Merisi (1571-1610), mieux connu comme Caravage, est considéré comme l’un des artistes les plus fascinants de l’histoire de l’art moderne. Ses œuvres, célèbres pour son utilisation dramatique de la lumière, ont beaucoup influencé la peinture baroque qui, à partir de Rome, s’est répandue à travers le reste d’Europe. Précisément dans la capitale, à l’intérieur de trois églises, il est possible d’admirer six œuvres de cet artiste extraordinaire, toutes peintes entre 1600 et 1603. L’Église de San Luigi dei Francesi (Saint Louis des Français), pas loin de Piazza Navona, abrite trois tableaux qui racontent la vie de saint Mathieu; parmi eux celui qui décrit la conversion du saint est bien connu: ici la lumière peut être considérée comme la véritable protagoniste. Dans la place du Peuple, au contraire, à l’intérieur de la Basilique de Santa Maria (Sainte Marie), la Conversione di San Paolo (Conversion de Paul) et la Crocifissione di San Pietro (le Crucifiement de saint Pierre) se font remarquer; le premier, en particulier, se distingue pour son réalisme et pour le bouleversement de l’iconographie traditionnelle, caractérisé par un cheval beaucoup plus grand que le saint et par une reconstruction interne, dans l’obscurité de l’écurie. Dans l’église de Sant’Agostino (Saint Augustin), enfin, il est possible d’admirer la Madonna dei pellegrini (La Madone des pèlerins), où la Vierge parait devant deux hommes sales et avec les vêtements décousus. Outre leur beauté, ce qui rend ces œuvres exceptionnelles est le fait que les lieux qui les accueillent sont les lieux pour lesquels leurs acheteurs les ont pensées, des coffrets immuables au fil des siècles.
Protagonisti
Publio Elio Traiano Adriano (Hadrien)
Publio Elio Traiano Adriano (Hadrien) (Italie, 76 ap. J. -C. – Baia, 138 ap. J. -C.)Hadrien régna sur Rome à partir de 117 ap. J -C. jusqu’à sa mort. Fils de Publius Aelius Hadrianus Afer et de Domitia Paulina, il resta orphelin quand il n’avait que neuf ans. L’empereur Trajan, son prédécesseur, s’occupa de lui et, avec sa femme Plotine, favorisa son cursus honorum. L’arrivée au pouvoir d’Hadrien fut assez rapide et par la suite son installation fut renforcée constamment. Dans le domaine de la politique interne, l’empereur démontra sa tolérance envers les chrétiens et les esclaves, cherchant à améliorer leurs conditions ; en outre, il fut le promoteur de deux reformes, une concernant l’édit du préteur, l’autre focalisée sur l’administration publique. En ce qui concerne la politique internationale, par contre, l’empereur se concentra sur la défense des frontières ; la construction du Mur en Grande-Bretagne est bien connue, visant à renforcer une des frontières les plus troublées. Les déplacements d’Hadrien au sein de l’Empire, cependant, furent nombreux et très fréquents: outre à patrouiller les confins, il se dédia à la construction de nouveaux bâtiments publics et, plus en général, à améliorer le standard de vie dans les provinces. Contrairement aux autres empereurs, Hadrien désira connaître directement ses propriétés les plus éloignées, animé d’une curiosité infatigable et d’un amour profond pour l’art et la culture. Homme au tempérament éclectique et aux qualités diversifiées, il se démontra un intellectuel raffiné, intéressé aux arts figuratifs, à la poésie, à la littérature et à l’architecture; cette dernière, en particulier, le fascina tellement qu’il donna une empreinte personnelle aux bâtiments qu’il fit bâtir. L’empereur, qui mourut à 62 ans, fut aussi un homme de rare sensibilité, comme le montre son lien sentimental avec le jeune Antinoüs. La mort de ce jeune, qui noya mystérieusement dans les eaux du Nil, causa de la peine à l’empereur qui, afin de le rendre immortel, lui dédia la ville de Atinoüpolis et une centaine de statues et de bustes.
Pape Grégoire I dit Grégoire le Grand
Pape Grégoire I dit Grégoire le Grand (Rome, 540 – Rome, 604)
Descendant de la noble Gens Anicia, en 573 avait la charge de Praefectus à Rome. Comptant sur sa riche formation intellectuelle, sur sa foi inconditionnée et sur un grand patrimoine personnel, il investit une partie de ses ressources afin de bâtir des centres monastiques dans ses propriétés. Quand il laissa la vie publique, il se dédia à la cénobitique sur le Caelius. La pression continue des Lombards aux frontières de l’Empire obligea le pape Pélage II à demander de l’aide à Constantinople. Grégoire fut choisi pour cette tâche délicate. Le moine fut accueilli pendant six ans auprès de l’empereur byzantin Maurice I, il obtint l’admiration de la cour impériale, mais il rentra à Rome avec des renforts très modestes: Byzance n’était plus intéressée aux sorts de Rome. Etant donné le résultat obtenu insuffisant, Pélage enleva à Grégoire cette charge en lui promettant de rentrer à son monastère. Peu de temps s’écoula et une inondation violente, suivie d’une épidémie de peste, frappa Rome. Le Pape, malade, mourut et le peuple acclama Grégoire. Au début contrarié, résolu à refuser cette tâche, Grégoire fut sacré Pape en 590. Sur le trône de Pierre, il approuva une série de réformes énergiques pour donner à l’Église de la nouvelle rigueur et une plus grande organisation. Grégoire chercha à contenir et à approcher les Lombards, se servant en particulier de ses rapports amicaux avec la reine Théodelinde et de l’influence que, à travers elle, il put exercer sur le roi Agilulf. Ainsi, il suscita les soupçons de Byzance et, seulement après des clarifications, il fut possible d’achever un accord entre les Lombards et les Byzantins (598) dont il se servit pour convertir les Lombards qui étaient encore ariens. En outre, il se distingua pour un renouveau profond de la liturgie, il promut le chant, qui prend de lui son nom Grégorien, et il se distingua pour une grande production épistolaire. Quand il mourut (604), il laissa une Église plus forte dans un moment très instable et très dangereux pour Rome.
Gian Lorenzo Bernini
Gian Lorenzo Bernini (Naples, 1598 – Rome, 1680)Bernini, le principal représentant du Baroque, s’installa à Rome en 1605. Au début, Gian Lorenzo fut à côté de son père (un sculpteur lui aussi) et grâce à lui il approcha du cardinal Scipione Borghese. Ses premières œuvres montrèrent tout de suite son talent immense, imitant parfaitement les sculptures de l’époque classique. Entre 1621 et 1625 il réalisa quelques-uns de ses groupes de sculptures les plus célèbres, tels que Enée et Anchise et Rapt de Proserpine. Entre 1623 et 1676 il créa une série d’ouvres qui changèrent à jamais le visage de Rome: l’Arcade et le Baldaquin de Saint Pierre, l’Extase de Sainte Thérèse et des célèbres fontaines, telle que la fontaine de quatre fleuves, ne sont que quelques-unes des merveilles qu’il créa au cours de cette période-là.
Testimonianze d’autore
Testimonianze
► “Quando si considera un’esistenza come quella di Roma, vecchia di oltre duemila anni e più, e si pensa che è pur sempre lo stesso suolo, lo stesso colle, sovente perfino le stesse colonne e mura, e si scorgono nel popolo tracce dell’antico carattere, ci si sente compenetrati dei grandi decreti del destino.”
Johann Wolfgang von Goethe, Viaggio in Italia, 1817
► “A Parigi, nel momento in cui si decide di andare a Roma, bisognerebbe stabilire di andare al museo un giorno sì e uno no: si abituerebbe l’anima a sentire la bellezza.”
Stendhal, Passeggiate romane, 1829
“Mi sembra di raggiungere le altezze dell’arte, di respirare l’aria respirata dai maestri e di vedere il mondo con i loro occhi.”
Edgar Lee Masters (1869-1950)
► “Soltanto in quel luogo consacrato dai millenni tutto ciò che c’è stato e ci sarà può convivere con tutto: l’alto e il basso, il vecchio e il nuovo, la religione e l’empietà, il fasto e la miseria, persino Dio e il Diavolo sembravano aver trovato un equilibrio stabile e duraturo in quella città, dove tutto è già accaduto, e mica una sola volta! Mille volte.”
Sebastiano Vassalli, La Chimera, 1990
► “Roma è più bella di Parigi da un punto di vista di stretta estetica tradizionale. Ha sicuramente il centro storico più bello del mondo; penso alla zona dal Colosseo a piazza del Popolo, alla Roma seicentesca racchiusa nell’ansa del Tevere.”
Corrado Augias, I segreti di Roma, 2005
Legami tra i siti Unesco italiani
[learn_more caption=”Rome et … Villa Adriana (Villa d’Hadrien), la villa noble de l’Empereur”]
Située à Tivoli, quelques kilomètres de Rome, Villa Adriana est un bien protégé par UNESCO depuis 1999. Bâtie entre 118 et 138 ap. J -C. selon la volonté de l’empereur Hadrien (76 – 138 ap. J -C.), il est possible de la définir une villa royale extra urbaine. Distribuée sur une vaste zone verte et riche en eau, cette résidence inclut des habitations, des thermes, des jardins et des nymphées. Son lien avec la capitale dépend tout d’abord de la figure d’Hadrien, à qui nous devons la réalisation non seulement de cette villa, mais aussi du Temple de Venus et, à Rome, le remaniement du Panthéon et la création d’un mausolée à la forme circulaire, l’actuel Château Sant ’Ange. Deuxièmement, l’application des dispositions de l’architecture romaine est très importante, de façon très originelle, une circonstance qui se réfléchit dans la distribution des bâtiments composant la villa, aussi.[/expand] [learn_more caption=”Rome et… la ville de Vérone”] Vérone abrite encore des trances considérables de son passé à l’époque romaine. Patrimoine UNESCO depuis 2002, elle est la ville du Vénitien qui mieux garde son système urbain octogonal et ses principaux monuments publics réalisés par les romains. Les restes du théâtre, de l’amphithéâtre et de la place du forum ne sont que la partie la plus macroscopique des pièces indiquées afin de reconstruire la vie de la Vérone romaine. La vision des pièces archéologiques encore sur place, en fait, doit être suivie par la visite des musées les plus importants de la ville, qui abritent plusieurs témoignages matériaux (statues, mosaïques, inscriptions et faïences).[/expand]Note bibliografiche
Bibliografia
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S. Schutze, Caravaggio: l’opera completa, Koln, Taschen, 2015
- Valore UNESCO
Rome, Caput Mundi. Cette simple expression recèle la grandeur de cette ville. Centre d’un parmi les empires les plus grands de l’antiquité, cœur de la spiritualité chrétienne, carrefour d’artistes et d’intellectuels de l’Antiquité classique au XXe siècle; Rome est sans aucun doute la ville la plus connue au monde. Un ensemble immense et unique de rues, de palais, d’églises et de sites archéologiques qui renferme trois millénaires de civilisation.
Extension du Site
En 1980 le Centre Historique de Rome a été inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial, à l’occasion des travaux de la IVe session de la Commission qui ont eu lieu à Paris. En 1990, à la suite de la demande du Saint Siège d’élargir le site aux biens extraterritoriaux de sa propriété et à la Basilique de Saint Paul hors les murs, ICOMOS ratifie l’inscription sur la Liste du Patrimoine Mondial du Site avec la nouvelle dénomination: le Centre Historique de Rome, les propriétés extraterritoriales du Saint Siège dans la Ville et Saint Paul-Hors-les-Murs. Le territoire inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial inclut le Centre Historique de la ville dans son ensemble, renfermé à l’intérieur des remparts de la ville du XVIIe siècle, ainsi que le complexe de la Basilique de Saint Paul-Hors-les-Murs. Cette zone inclut, précisément, tous les quartiers historiques à la seule exclusion d’une partie des quartiers Borgo et Prati. La surface totale du site inscrit équivaut à 1.468,17 hectares, 1.430,8 desquels concernent la partie italienne (Centre Historique de Rome) et 38,9 ressortent du Saint Siège.
La Ville Éternelle, une vue d’ensemble générale
Rome est l’un des centres historiques les plus vastes, hétérogènes et fort stratifiés de la planète, puisqu’il renferme des sites archéologiques extraordinaires intégrés à un tissu urbain séculaire pour constituer un ensemble unique au monde. Selon la légende, la ville de Rome fut fondée par Romulus et Remus en 753 av. J.- C. sur les rives du fleuve Tibre; Rome a été tout d’abord le centre de la République Romaine, ensuite de l’Empire Romain et elle est devenue la capitale du monde chrétien au IVe siècle. À partir du IVe siècle, en effet, à la Rome Antique succède la Rome Chrétienne et par la suite celle des Papes, de Nicolas V (1447-55) à Pie IX, (1846-78). La ville chrétienne se superpose sur l’antique en utilisant des espaces, des bâtiments et des matériaux. À partir du XVe siècle, les Pontifes promeuvent un profond renouvèlement de l’urbanisme de la ville et de son image à travers le Classicisme de la Renaissance, tout d’abord, et à travers le Baroque, par la suite. Dans sa zone centrale il y a un patrimoine de biens culturels qui, en termes de qualité, quantité et densité est sans équivalents dans n’importe quelle autre ville en Italie. Un patrimoine de biens matériaux qui inclut une très vaste série de zones et de sites archéologiques individuels aussi bien qu’une quantité considérable de biens historiques- monumentaux célèbres – de propriété publique et privée – des typologies les plus différentes: des demeures et des villas historiques, aux éléments de défense et de contrôle stratégique du territoire (tours et fortifications), aux biens liés aux pratiques du culte (églises, couvents, monastères), aux espaces publics (rues, places et jardins). Le Site UNESCO est partagé entre l’État italien, pour ce qui est du centre historique de Rome, et le Saint Siège auquel quelques biens avec des caractéristiques extraterritoriales font référence, tels que le complexe de Saint Jean-de-Latran, celui de Sainte-Marie-Majeure, le Palais de la Chancellerie et la Basilique de Saint Paul-Horse-les-Murs. Rome accomplit la fonction de capitale de l’État italien, avec la présence des Ministères et des organismes de gouvernement; puisqu’elle est aussi une parmi les villes les plus belles au monde, chaque année elle est visitée par milliers de touristes étant donné son considérable patrimoine culturel, monumental et archéologique.Des origines à l’Empire
Rome surgit dans une position très favorable. Une vaste zone de colline, un fleuve large sur le point de se jeter dans la mer Tyrrhénienne et une petite île (Isola Tiberina), qui en facilitait le gué, encouragèrent l’établissement des premières communautés. À l’origine éparpillés sur les sommets du Septimontium, salubres et défendus naturellement, les premiers établissements commencèrent à confluer dans une entité urbaine à partir du IXe siècle av. J -C. Le mythe de la naissance de Rome (753 av. J -C.) trouve son origine de la fin de ce lent processus d’intégration de centres plus petits dans une seule ville. La ville commença une période de progrès suivi d’une création progressive d’institutions et d’infrastructures, même grâce à la présence d’une dynastie étrusque qui favorisa des interventions de construction publique et militaire. Les importantes transformations de la Royauté posèrent les jalons pour les importants développements des siècles suivants. Le déclin du pouvoir étrusque et l’affrontement entre la classe patricienne et les rois favorisèrent, au cours des premiers années du VIe siècle, le passage à la République. Rome commença une expansion lente, mais presque inexorable. Entre le VIe et le IIIe siècle, avec des hauts et des bas, Rome imposa sa domination sur la Magna Grecia entière et sur la plupart des populations de l’Italie centrale. À la fin, vaincue la menace représentée par Pyrrhus aussi, Rome devint la dominatrice de la péninsule entière. Au cours d’un peu plus d’un siècle, une fois vaincue définitivement la ville de Carthage après trois guerres victorieuses, Rome devint la puissance la plus importante de la Méditerranéenne. Entre la défaite des Carthaginois et la crise de la République, la puissance romaine s’étendit en Espagne, dans la France du Sud, en Grèce et sur les côtes de l’Asie mineure en conquérant toutes les côtes de la Méditerranéenne ; cela suffit pour la définir Mare Nostrum, notre mer. Le contact avec la culture hellénistique changea à jamais la culture et l’urbanisme romains. Des basiliques, des temples, des bâtiments publics et ceux pour le spectacle, des statues de bronze et une utilisation plus intensive du marbre et des modèles architectoniques grecs changèrent l’aspect de la ville. La nécessité d’un gouvernement plus approprié à la nouvelle extension de l’Etat, les tensions internes et la guerre qui opposa Rome aux peuples italiques (Guerres Sociales, 91-88 av J. -C.) amenèrent à la crise définitive de la République. Par conséquent, des figures autoritaires se révélèrent, étant soutenues par des richesses personnelles considérables ou par le charisme militaire, et elles devinrent les protagonistes d’autres conquêtes territoriales, d’un côté, et, de l’autre côté, elles ouvrirent les portes de l’Empire. Caius Marius, Sylla, Pompée, Julius Caesar et finalement Octavien donnèrent les coups finaux décisifs à une forme de gouvernement qui était désormais usée et incapable de gérer un scénario complètement changé.
L’Empire
Lorsque Octavien Auguste, après avoir vaincu Antoine à Azio, instaura une monarchie de facto (27 av J -C.), Rome domina sur des grandes parties du monde connu. Après avoir réconciliée la ville et l’état à la suite de longues décennies de tensions et de guerres, Auguste se consacra aux interventions importantes d’architecture. Quelques bâtiments furent agrandis dans le Forum et un nouvel édifice fut construit, dédié au nouveau dominateur. Le quartier de Rome Campo Marzio se transforma, d’espace militaire en lieu de représentation du nouveau pouvoir impérial avec son grand horloge solaire et l’Ara Pacis (Autel de la Paix). Au cours du principauté d’Auguste, Rome devint un modèle et une inspiration pour tout son territoire très vaste; les très nombreuses villes, beaucoup d’elles juste établies, dont l’Empire était parsemé, s’inspirèrent constamment de la capitale pour ses modèles d’urbanisme et d’architecture. L’incendie important qui détruisit la ville sous le gouvernement de Néron permit d’imposer des nouvelles règles pour la construction de maisons et de routes, s’opposant à la spéculation et favorisant une sécurité plus grande. L’empereur, n’étant pas satisfait de la reconstruction énorme qu’il dut affronter, construisit une maison privée majestueuse (Domus Aurea) caractérisée par un faste sans équivalents. La nécessité d’effacer les signes du gouvernement de Néron amena les empereurs Flaviens à focaliser leurs efforts sur le bâtiment public. La Domus Aurea (Maison Dorée) fut partiellement détruite et utilisée à nouveau et l’espace occupé par le lac artificiel devint le lieu où construire un amphithéâtre énorme (Colisée). Les Flaviens, étant partiellement obligés à cause d’autres incendies, renouvelèrent des vastes espaces de la ville avec des nouveaux fora, des temples, des arcades et avec un grand stade construit par Domitien là où aujourd’hui il y a Piazza Navona. Trajan, deuxième empereur d’adoption, vanta la forte expansion que l’Empire atteignit sous son gouvernement à travers des importantes interventions de construction. Un nouveau forum fut construit avec sa place, sa grande bibliothèque, la grande basilique Basilica Ulpia et le complexe des Mercati Traianei (Marchés de Trajan) appuyé au pied de la colline du Quirinal. Les Thermes du mont Oppio (Oppius) devinrent le modèle pour les grandes stations thermales qui ont suivi. L’activité de construction devint même plus intense avec la dynastie Antonini; le remaniement du Panthéon, le mausolée et le temple d’Hadrien et la Colonne Antonine ne sont que quelques symboles de cette période. La dynastie des Sévères ne fut pas inferieure et finança des bâtiments nouveaux aussi bien que des interventions d’entretien importantes; le Templum Pacis (Forum de la Paix) de Vespasien fut restauré et y fut affiché la Forma Urbis Severiana, le plan de la ville de Rome ancienne, gravé sur des dalles de marbre; le palais impérial (Domus Augustana) du Palatin fut élargi définitivement avec le palais de Domus Severiana; des fontaines nouvelles et plus majestueuses furent construites et, sous Caracalla, des thermes majestueuses furent construites. La crise du IIIe siècle impliqua un remarquable ralentissement de l’activité du bâtiment; parmi les quelques initiatives, la construction, voulue par Aurélien, d’un nouveau système de défense plus structuré est la plus importante (Mura Aureliane). L’avènement de Dioclétien (244-311 ap. J. -C.) et la stabilité diminuèrent de façon draconienne l’importance de Rome dans l’échiquier impérial. La ville perdit son statut de résidence impériale en faveur de Milan et les interventions de construction, quelques-unes encore imposantes telles que les thermes de Dioclétien, diminuèrent. Nous devons la dernière importante saison d’interventions impériales en ville à Maxence et Constantin, entre le IIIe et IVe siècle; la Basilique de Maxence et le grand Arc de Constantin sont le symbole de cette période. Constantin, désormais engagé dans la nouvelle capitale orientale, introduisit la grande construction chrétienne.La Rome chrétienne de Constantin au Baroque
Le déclin de l’Empire impliqua un dépeuplement de la ville, d’un côté, et, de l’autre côté, l’abandon progressif et le successif pillage des grands bâtiments de la Rome classique. Le caractère central des temples, des basiliques civiles et des fora fut remplacé par les nouveaux complexes ecclésiastiques; les basiliques voulues par les derniers empereurs, d’abord, et, par la suite, les nouveaux complexes financés par le nouveau pouvoir des Papes. Constantin promut la construction de la Basilique Lateranense (de Saint Jean de Latran), l’église SS. Marcellino e Pietro (Saints Marcellino et Pierre), le mausolée pour sa mère Elena et le premier noyau de la Basilica del Vaticano (Basilique de Saint Pierre du Vatican). Ses successeurs continuèrent à favoriser la construction de bâtiments ecclésiastiques, souvent financés par des riches représentants de l’aristocratie chrétienne. Les trois siècles suivants représentèrent pour la ville un moment d’extrême déclin. Les destructions déterminées par la Guerre grecque-gothique, le nouveau gouvernement byzantin et la pression constante des Lombards impliquèrent un dépeuplement déterminé et un abandon définitif de presque toutes les anciennes infrastructures. Seulement la présence de l’Église, évidente dans les œuvres et la personnalité de Grégoire le Grand, garda la petite flamme des gloires anciennes vivante. Les siècles du VIIe au XIe virent, entre des hauts et des bas, le pouvoir des papes s’affirmer, d’un côté, et, de l’autre côté, une séparation progressive de Byzance et cela impliqua une augmentation de l’autonomie territoriale de l’Église, favorisée par l’alliance avec le grandissant pouvoir franc. L’Église, soutenue par les riches familles romaines, commença un processus de restauration de l’architecture, lent mais inexorable, qui vit la construction de nouvelles églises et monastères, la restauration des remparts et de quelques aqueducs et nombreuses interventions de restauration et de rénovation des bâtiments les plus anciens. Le pouvoir grandissant de l’aristocratie commença à montrer son pouvoir à travers la construction de tours et de bâtiments privés. La croissance économique, du bâtiment et politique de Rome et de la Papauté amena à des inévitables affrontements avec le pouvoir laïque; d’un côté l’impérial et de l’autre le local des nouvelles classes de commerçants et des artisans. L’instabilité fut aggravée davantage par l’affrontement entre les familles aristocratiques des Orsini et des Colonna, une rivalité si animée à pousser le Pape à déplacer son siège dans la petite ville française d’Avignon (1309-1377). Cette période, étant donné le rôle du Pape en tant que volant économique, marqua l’énième moment de décadence pour la ville. Le retour du Pape à Rome, la temporaire pacification des affrontements parmi les aristocrates et le nouveau climat culturel favorisèrent une renaissance rapide et imposante de la ville. À partir des premières décennies du Quinzième siècle des interventions de construction importantes commencèrent; au début elles étaient focalisées sur le palais du Latran et au Vatican, mais ensuite elles se répandirent dans toute la ville. La redécouverte de la tradition classique amenât à Rome les plus grands artistes de l’époque pour étudier et pour se mesurer avec les monuments de Rome ancienne. Les Papes promurent les interventions visant à créer une citadelle religieuse sur le Vatican. Dans ce but, quelques-uns des artistes et des architectes les plus importants de l’époque furent appelés: Benozzo Gozzoli, Fra Angelico, Bernardo Rossellino, Filarète, Gentile da Fabriano, Pisanello, Raphaël, Domenico Ghirlandaio et Botticelli. Les incessantes commandes des Papes et la passion que beaucoup des pontifes montrèrent pour l’Humanisme encouragèrent la production intellectuelle et philosophique, le renouvellement et l’enrichissement de la Bibliothèque du Vatican, la sculpture, la musique et toute forme de production artistique qui fut à même de rendre à Rome le caractère central perdu avec la fin de l’Empire. La grande aristocratie ne fut pas inferieure et Rome, entre le Quinzième et le Seizième siècles, fut enrichie avec des grands palais et des riches maisons distinguées (Palais Venezia, Palazzo della Cancelleria (Palais de la Chancellerie), Palais Vidoni, le complexe du Capitole, Palais Massimo alle Colonne, Palais Baldassini, Palais Farnese, Palais Collegio Romano, Palais Quirinale, Palais Santo Uffizio) outre que des villas qui voulaient rivaliser avec les résidences de l’Otium des antiques (Villa Aldobrandini, Villa Borghese, Villa Celimontana, Villa Doria Pamphili, Villa Farnesina, Villa Giulia, Villa Lante, Villa Medici, Villa Sciarra, Villa Torlonia, Villa Wolkonsky). Le pontificat de Julius II (1503-1513) donna une impulsion supplémentaire au renouveau de la ville. Bramante fut appelé pour diriger les projets de construction du Vatican et la reconstruction de la Basilique de Saint Pierre, Michel Ange pour sculpter le tombeau monumental du Pape et pour peindre la voûte de la Chapelle Sixtine et Raphaël peignit pour Julius II les nouveaux appartements papaux. Jusqu’aux années Vingt du Seizième siècle, la ville est la scène pour le génie de quelques-uns parmi les plus grands artistes de la Renaissance; une ville opulente, cosmopolite et en constante effervescente pour les innovations artistiques et intellectuelles et qui, pendant une période très courte, retourna vraiment aux fastes des empereurs. Le Sac de Rome (1527) mit fin à une période irrépétible. Rome récupéra très lentement des évènements de 1527. Dans le climat de la Contre-réforme, la ville devint le centre du nouveau style Baroque. La rivalité entre le Bernini et Borromini, l’inspiration de Maderno et de Pietro da Cortona (Pierre de Cortone) et la réalisation de la nouvelle basilique de Saint Pierre changèrent une fois de plus l’aspect de la ville. Les grandes églises, les nouveaux projets de requalification des zones publiques telles que Piazza Navona et l’église Trinità Dei Monti (Trinité des Monts), la grande architecture des espaces ouverts tels que Piazza Del Popolo et la splendeur de la Fontaine de Trevi ne sont que quelques exemples de l’art de l’époque baroque à Rome.
De Rome du Baroque à Rome capitale d’Italie
Rome, tout en disposant de bâtiments nouveaux et toujours spectaculaires, commença une lente phase de décadence politique qui la mit aux marges des grandes transformations du Huitième siècle. La torpeur, où la ville sombra, ne s’interrompit qu’avec les mouvements révolutionnaires, courts et à la durée éphémère, qui suivirent la Révolution Française et la fin de Napoléon. Au départ, sous la protection de la France, l’Urbe, la ville réussit à passer indemne au processus d’unification tout en gardant son autonomie ; mais, quand en 1870, bouleversé par le conflit avec la Prusse, Napoléon III ne réussit pas à garantir au Vatican une protection militaire appropriée et la ville fut annexée au Royaume d’Italie. Une fois capitale, Rome fut intéressée par des interventions de rénovation urbaine importantes. Des nouveaux bâtiments ministériels, la revitalisation de vastes quartiers, la requalification de beaucoup de zones abandonnées et le nouvel rôle de capitale représentèrent pour Rome un moment d’élan, après des siècles de torpeur.Per saperne di più
Louve Capitoline
Symbol de la légende des origines de Rome et chère icone de la ville, la Louve Capitoline est une sculpture en bronze d’une louve grandeur nature. Placée dans une salle des Musées du Capitole d’où son nom, la Louve représente le chien renommé du mythe, dans l’acte d’allaiter deux jumeaux, Romulus et Remus. La tradition voulait qu’elle fût une œuvre des ateliers étrusques ou de la Magna Grecia (Grande-Grèce) du Ve siècle av. J -C., mais des recherches récentes ont supposé qu’elle remonte, au contraire, à l’époque du Moyen-Age. Elle arriva au Capitole grâce à Sixte IV et fut placée sur la façade du palais et transférée à l’intérieur par la suite. Les jumeaux, arrivés postérieurement, semblent attribuables à Pollaiolo.De temple de tous les dieux à église Sainte Marie ad Martyres: brève histoire du Panthéon
Parmi les biens archéologiques distribués dans la ville entière, il y en un qui, à juste titre, est considéré comme l’exemple le plus important de l’architecture romaine qui nous a été transmis de l’antiquité: le Panthéon. Ce monument, construit pour la première fois par Agrippa (63-12 av. J. -C.), a été construit avec la forme que nous connaissons à l’époque impériale, selon les souhaits de l’empereur Hadrien (76-138 ap. J. -C.). Ce bâtiment, construit en tant que temple dédié à toutes les divinités, se compose d’une arcade et d’une importante structure circulaire. Cette dernière est surmontée par une immense coupole hémisphérique; au sommet, comme seule source de lumière, la structure présente une grande ouverture circulaire appelée oculo. Le diamètre de la structure circulaire, équivalent à la hauteur du bâtiment, réfléchit les critères et les proportions architectoniques d’une harmonie sublime. Le Panthéon, au début du VIIe siècle, a été converti en basilique chrétienne et consacré à la Vierge. Cela essentiellement dans le but de le préserver des pillages au cours des siècles suivants. Même si des décorations importantes ont été perdues, la plupart des revêtements des parois internes et du plancher (les deux en marbres précieux) sont encore les originels. À l’intérieur du bâtiment, qui au fil des siècles a augmenté sa réputation, des personnages illustres de l’histoire et du monde de l’art sont enterrés; un des tombeaux les plus visités, par exemple, est celui de Raffaello Sanzio (Raphaël) (1483-1520). Il ne faut pas oublier, enfin, que le Panthéon a influencé énormément les architectes européens et américains, de la Renaissance jusqu’au XIXe siècle.Les remparts de Rome
Les remparts de Rome sont étroitement liés à son histoire. Le premier système de défense, dont les restes ont été récemment trouvés, remonte au VIIIe siècle av. J.-C. et son nom dérive du fondateur mythique de la ville (Mura Romulee). Ce circuit de remparts, de forme carrée, défendait le Mont du Palatin. Un deuxième rempart plus vaste (Mura Serviane ou Repubblicane) fut construit au IVe siècle av. J -C. et renfermait les six collines restantes de la ville de Rome (Quirinal, Esquilin, Caelius, Oppius, Viminal et Aventin). Un petit bout de cette grande infrastructure est visible auprès de la gare Termini. La capitale ne nécessita pas de nouvelles défenses jusqu’au IIIe siècle ap. J -C. quand la crise de l’empire obligea Aurélien (214-275) à bâtir un nouveau circuit de défense plus imposant. Les Mura Aureliane, encore partiellement visibles en élévation, entourent la plupart du centre historique actuel. À l’intérieur de la porte de Saint Sébastien il est possible de visiter le Museo delle Mura (Musée des Remparts), un point de repère pour ceux qui veulent connaître l’histoire de ces structures importantes. Le succès de la Papauté en tant que pouvoir dominant promut des nouvelles interventions dans le bâtiment, visant à protéger le siège papal et la colline du Vatican. Au IXe siècle, le Pape Léon IV fortifia la zone de la basilique de Saint Pierre (Mura Leonine) en créant ce que l’on appelle Civitas Leonina. Au cours de la Renaissance, plusieurs papes entourèrent la citadelle vaticane avec un système solide de défense (Mura Vaticane) qui rendit la protection du siège papal plus solide en améliorant la liaison avec la forteresse de Château Sant ’Ange. Une intervention supplémentaire, mais non pas moins significative, a lieu au cours du Dix-septième siècle (Mura Gianicolensi). Les nouveaux remparts suivirent le profil du Janicule et remplacèrent les Remparts d’Aurélien dans le quartier de Trastevere.La ville au-dessous de la ville
Le centre historique de Rome, avec celui de Athènes, peut être considéré comme le site archéologique par excellence; complexe et stratifié, il renferme des zones d’époques chronologiques différentes insérées l’une dans l’autre au sein d’un tissu urbain homogène – étant donné cette caractéristique, Sigmund Freud, dans son essai sur le Malaise dans la Civilisation (1929), compara la ville de Rome avec la structure de la psychè de l’homme, où “rien de ce qui jadis a gagné l’existence a disparu”. Afin de mieux comprendre cette caractéristique particulière de Rome, le musée de la Crypte Balbi, pas loin de Piazza Venezia, mérite une visite. Quatrième siège du Museo Nazionale Romano (Musée National Roman), cette structure abrite les résultats d’une complexe fouille urbaine, qui a permis de reproduire l’évolution d’un quartier citoyen de l’antiquité jusqu’au XXe siècle. Au cours de la visite, la section “Archéologie et Histoire d’un Paysage Urbain”, en particulier, est remarquable, riche en pièces et en reconstructions de séquences complètes de fouilles. Se promener dans ces salles signifie se rendre compte de la façon dans laquelle, sous nos pieds, une ville se développe en croissant sur elle-même, changeant et apportant, en même temps, des pièces de ce qui elle était précédemment.
Rome les pèlerins et les églises: le cas de la Basilique de Saint Paul hors les murs
Patrimoine de l’Humanité depuis 1990, dix ans plus tard par rapport au centre historique de la ville, la Basilique de Saint Paul se trouve au dehors des remparts d’Aurélien, le long de la Via Ostiense (Via Ostiensis) et, selon la tradition, abrite le tombeau de Paolo di Tarso, (Paule de Tarse) destination de pèlerinages depuis toujours. Au début, c’était la zone où la Basilique cimetière fut bâtie qui, à l’époque de Constantin, est devenu monumental grâce à la construction d’un petit bâtiment religieux. Ensuite, à cause du remarquable afflux de pèlerins, ce bâtiment est élargi et sa structure, avec cinq nefs, est caractérisée par un ensemble de colonnes en granit. Entre le IVe et le VIIIe siècle, les Papes restaurèrent et embellirent ce bâtiment sans arrêt; Léon le Grand (440-461), par exemple, recouvrit l’Arc de Triomphe avec des mosaïques. Mais la véritable époque de l’or est le XIIIe siècle, quand la basilique est enrichie d’un précieux ciboire, aussi, réalisé par Arnolfo di Cambio (1240-1310). En 1823 le bâtiment, intéressé par un incendie catastrophique, fut presque complètement détruit; Léon XII (1878-1903) s’occupa du remaniement, en le reconstruisant de façon presque identique.L’obscurité de la lumière: Rome et le “peintre maudit”
Michelangelo Merisi (1571-1610), mieux connu comme Caravage, est considéré comme l’un des artistes les plus fascinants de l’histoire de l’art moderne. Ses œuvres, célèbres pour son utilisation dramatique de la lumière, ont beaucoup influencé la peinture baroque qui, à partir de Rome, s’est répandue à travers le reste d’Europe. Précisément dans la capitale, à l’intérieur de trois églises, il est possible d’admirer six œuvres de cet artiste extraordinaire, toutes peintes entre 1600 et 1603. L’Église de San Luigi dei Francesi (Saint Louis des Français), pas loin de Piazza Navona, abrite trois tableaux qui racontent la vie de saint Mathieu; parmi eux celui qui décrit la conversion du saint est bien connu: ici la lumière peut être considérée comme la véritable protagoniste. Dans la Piazza del Popolo, au contraire, à l’intérieur de la Basilique de Santa Maria (Sainte Marie), la Conversione di San Paolo (Conversion de Paul) et la Crocifissione di San Pietro (le Crucifiement de saint Pierre) se font remarquer; le premier, en particulier, se distingue pour son réalisme et pour son bouleversement de l’iconographie traditionnelle, caractérisé par un cheval beaucoup plus grand que le saint, et par une reconstruction interne, dans l’obscurité de l’écurie. Dans l’église de Sant’Agostino (Saint Augustin), enfin, il est possible d’admirer la Madonna dei pellegrini (La Madone des pèlerins), où la Vierge parait devant deux hommes sales et avec les vêtements décousus. Outre leur beauté, ce qui rend ces œuvres exceptionnelles est le fait que les lieux qui les abritent sont les lieux pour lesquels leurs acheteurs les ont pensées, des coffrets immuables au fil des siècles.
Protagonisti
Publio Elio Traiano Adriano (Hadrien)
Publio Elio Traiano Adriano (Hadrien) (Italie, 76 ap. J. – C. – Baia, 138 ap. J. – C.)Hadrien régna sur Rome à partir de 117 ap. J -C. jusqu’à sa mort. Fils de Publius Aelius Hadrianus Afer et de Domitia Paulina, il resta orphelin quand il n’avait que neuf ans. L’empereur Trajan, son prédécesseur, s’occupa de lui et, avec sa femme Plotine, favorisa son cursus honorum. L’arrivée au pouvoir d’Hadrien fut assez rapide et par la suite son installation fut renforcée constamment. Dans le domaine de la politique interne, l’empereur démontra sa tolérance envers les chrétiens et les esclaves, cherchant à améliorer leurs conditions; en outre, il fut le promoteur de deux reformes, une concernant l’édit du préteur, l’autre focalisée sur l’administration publique. En ce qui concerne la politique internationale, par contre, l’empereur se concentra sur la défense des frontières; la construction du Mur en Grande-Bretagne est bien connue, visant à renforcer une des frontières les plus troublées. Les déplacements d’Hadrien au sein de l’Empire, cependant, furent nombreux et très fréquents: outre à patrouiller les frontières, il se dédia à la construction de nouveaux bâtiments publics et, plus en général, à améliorer le standard de vie dans les provinces. Contrairement aux autres empereurs, Hadrien désira connaître directement ses propriétés les plus éloignées, animé d’une curiosité infatigable et d’un amour profond pour l’art et la culture. Homme au tempérament éclectique et aux qualités diversifiées, il se démontra un intellectuel raffiné, intéressé aux arts figuratifs, à la poésie, à la littérature et à l’architecture; cette dernière, en particulier, le fascina tellement qu’il donna une empreinte personnelle aux bâtiments qu’il fit bâtir. L’empereur, qui mourut à 62 ans, fut aussi un homme de rare sensibilité, comme le montre son lien sentimental avec le jeune Antinoüs. La mort de ce jeune, qui noya mystérieusement dans les eaux du Nil, causa de la peine à l’empereur qui, afin de le rendre immortel, lui dédia la ville de Atinoüpolis et une centaine de statues et de bustes.
Pape Grégoire I dit Grégoire le Grand
Pape Grégoire I dit Grégoire le Grand (Rome, 540 – Rome, 604)
Descendant de la noble Gens Anicia, en 573 avait la charge de Praefectus à Rome. Comptant sur sa riche formation intellectuelle, sur sa fois inconditionnée et sur un grand patrimoine personnel, il investit une partie de ses ressources afin de bâtir des centres monastiques dans ses propriétés. Quand il laissa la vie publique, il se dédia à la cénobitique sur le Caelius. Il passa six ans auprès de la cour impériale de Constantinople, en qualité d’ambassadeur du pape, qui espérait en l’aide contre les Lombards. Mais il acheva des résultats médiocres et rentra à Rome. Peu de temps s’écoula et une violente inondation, suivie d’une épidémie de peste, frappa Rome. Le Pape, malade, mourut et le peuple acclama Grégoire. Au début contrarié, résolu à refuser cette tâche, Grégoire fut sacré Pape en 590. Sur le trône de Pierre, il approuva une série de réformes énergiques pour donner à l’Église de la nouvelle rigueur et une plus grande organisation. Il favorisa les monastères et il se dédia à une vaste rénovation de la Curie en renforçant le rôle et le caractère central du Pape. Harcelé par l’expansion des Lombards, il mit tout en œuvre pour atteindre un accord et pour restituer à la péninsule la paix perdue. Le pontife se distingua, aussi, pour un effort considérable visant à répandre le christianisme et le credo catholique parmi les peuples étant encore païens ou ariens. En outre, il se distingua pour un renouveau profond de la liturgie, il promut le chant, qui prend de lui son nom Grégorien, et il se distingua pour une grande production épistolaire. Quand il mourut (604), il laissa une Église plus forte dans un moment très instable et très dangereux pour Rome.
Gian Lorenzo Bernini
Gian Lorenzo Bernini (Naples, 1598 – Rome, 1680)Bernini, le principal représentant du Baroque, s’installa à Rome en 1605. Au début, Gian Lorenzo fut à côté de son père (un sculpteur lui aussi) et grâce à lui il approcha du cardinal Scipione Borghese. Ses premières œuvres montrèrent tout de suite son talent immense, imitant parfaitement les sculptures de l’époque classique. Entre 1621 et 1625 il réalisa quelques-uns de ses groupes de sculptures les plus célèbres, tels que Enée et Anchise et Rapt de Proserpine. Entre 1623 et 1676 il créa une série d’ouvres qui changèrent à jamais le visage de Rome : l’Arcade et le Baldaquin de Saint Pierre, l’Extase de Sainte Thérèse et des fontaines célèbres, telle que la fontaine de quatre fleuves, ne sont que quelques-unes des merveilles qu’il créa au cours de cette période-là.
Legami tra i siti Unesco italiani
[learn_more caption=”Rome et … Villa Adriana (Villa d’Hadrien), la villa noble de l’Empereur”]
Située à Tivoli, quelques kilomètres de Rome, Villa Adriana est un bien protégé par UNESCO depuis 1999. Bâtie entre 118 et 138 ap. J -C. selon la volonté de l’empereur Hadrien (76 – 138 ap. J -C.), il est possible de la définir une villa royale extra urbaine. Distribuée sur une vaste zone verte et riche en eau, cette résidence inclut des habitations, des thermes, des jardins et des nymphées. Son lien avec la capitale dépend tout d’abord de la figure d’Hadrien, à qui nous devons la réalisation non seulement de cette villa, mais aussi du Temple de Venus et, à Rome, le remaniement du Panthéon et la création d’un mausolée à la forme circulaire, l’actuel Château Sant ’Ange. Deuxièmement, l’application des dispositions de l’architecture romaine est très importante, de façon très originelle, une circonstance qui se réfléchit dans la distribution des bâtiments composant la villa, aussi.[/expand] [learn_more caption=”Rome et… la ville de Vérone”] Vérone abrite encore des trances considérables de son passé à l’époque romaine. Patrimoine UNESCO depuis 2002, elle est la ville du Vénitien qui mieux garde son système urbain octogonal et ses principaux monuments publics réalisés par les romains. Les restes du théâtre, de l’amphithéâtre et de la place du forum ne sont que la partie la plus macroscopique des pièces indiquées afin de reconstruire la vie de la Vérone romaine. La vision des pièces archéologiques encore sur place, en fait, doit être suivie par la visite des musées les plus importants de la ville, qui abritent plusieurs témoignages matériaux (statues, mosaïques, inscriptions et faïences).[/expand]Glossario
Glossario
infrastructure, n.f., ce terme au singulier indique un élément qui soutient un autre, un composant qui soutient une structure ; au pluriel, sa signification s’étend à l’ensemble des services publics, c’est à dire à tous les éléments tels que les voies de communication, les hôpitaux, les écoles etc. qui soutiennent les établissements des hommes.
patricien, n.m., noble aristocrate, membre de la classe dominante; dans la Rome ancienne, celui qui était le fils de père libre et qui était de noble naissance.
basilique, n.f., ancien bâtiment romain à caractère public avec une base rectangulaire, qui accueillit des activités judiciaires ou administratives et des échanges commerciaux. À l’époque chrétienne, la basilique devint un espace religieux, où la pièce, selon le modèle romain, est divisée, suivant sa longueur, par des arcades, en trois ou plusieurs nefs; la nef centrale est généralement la plus grande et la plus élevée et se ferme avec une abside avec le plan semi-circulaire ou polygonal couvert par une voûte.
charisme, n.m., fascination, prestige, ascendant; dans le langage religieux, c’est le don divin, la grâce surnaturelle. Charismatique est une personne possédant un magnétisme exceptionnel, ayant la capacité de fasciner et de faire participer les autres, possédant l’autorité du leader.
cénobitique, adj., du cénobitisme, vie monastique en commun. À la différence de l’ermite qui choit la solitude, le moine cénobitique est celui qui se retire dans une communauté de confrères et avec eux il partage la prière, la liturgie, l’étude et le travail et les moments quotidiens dans le monastère.
arien, adj., concernant l’arianisme, hérésie religieuse répandue par Arius (IVe sec. ap. J -C.) qui affirmait la nature différente du Christ par rapport à Dieu. L’arianisme fut condamné par le concile de Nicée (325 ap. J -C.).
épistolaire, adj., de épitre, lettre, missive.
pillage, n.m., déprédation, sac, maraude.
Il sito per immagini 
1980, Paris, France, 4e session du Comité
1990, Banff, Alberta, Canada, 14e session du Comité
Site culturel
Antiquité, Moyen âge, Renaissance, Époque moderne, Contemporaine
Italie Centrale, région de Latium, Province de Rome
Criteri di Iscrizione
Critère (i): Le bien comprend une série de témoignages de valeur artistique incomparable, qui ont été produits pendant près de trois millénaires d’histoire (comme le Colisée, le Panthéon, l’ensemble des forums romains et impériaux), des fortifications construites durant des siècles (comme les murs de la ville et le château Saint-Ange), des aménagements urbains des périodes de la Renaissance et du Baroque jusqu’aux temps modernes (comme la Piazza Navona et le «Trident» tracé par Sixte V (1585-1590), y compris la Piazza del Popolo et la Piazza di Spagna), des édifices civils et religieux, avec de somptueux décors de peintures, de mosaïques et de sculptures (comme la colline du Capitole et les palais Farnese et du Quirinal, l’Ara Pacis, les basiliques majeures de Saint-Jean du Latran, de Sainte-Marie-Majeure et Saint-Pierre-hors-les Murs), tous créés par quelques artistes parmi les plus renommés de tous les temps.
Critère (ii): Pendant des siècles, les œuvres d’art trouvées à Rome ont eu une influence décisive sur l’évolution de l’urbanisme, de l’architecture, de la technologie et des arts dans le monde entier. Les réalisations de la Rome antique dans les domaines de l’architecture, de la peinture et de la sculpture servirent de modèle universel non seulement dans l’antiquité, mais aussi aux époques de la Renaissance, du Baroque et du néoclassicisme. Les édifices classiques et les églises, les palais et les places de Rome ont été un point de référence incontesté, de même que les peintures et les sculptures qui les enrichissent. D’une certaine façon, ce fut à Rome que l’art Baroque est né, pour se répandre ensuite dans toute l’Europe et dans d’autres continents.
Critère (iii): La valeur des sites archéologiques de Rome, le centre de la civilisation portant le nom de la ville elle-même, est reconnue universellement. Rome a conservé un nombre extraordinaire de vestiges monumentaux de l’antiquité, qui ont toujours été visibles et sont encore dans un excellent état de conservation. Ils témoignent de diverses périodes de l’évolution et des styles de l’art, de l’architecture et de l’urbanisme, caractérisant plus d’un millénaire d’histoire.
Critère (iv): Le centre historique de Rome dans son ensemble, ainsi que ses édifices, atteste la succession ininterrompue de trois millénaires d’histoire. Les caractéristiques spécifiques du site sont la stratification des langages architecturaux, le large éventail de typologies des bâtiments et d’aménagements originaux en urbanisme, qui sont intégrés harmonieusement dans la morphologie complexe de la ville. D’importants monuments civils méritent d’être mentionnés, comme les forums, les bains, les murs et palais de la ville, les édifices religieux, depuis les exemples remarquables des premières basiliques chrétiennes de Sainte-Marie-Majeure, de Saint-Jean-du-Latran et Saint-Paul-hors-les–Murs jusqu’aux églises baroques ; les systèmes d’alimentation en eau (drainage, aqueducs, fontaines de la Renaissance et du Baroque et les murs de protection contre les inondations le long du Tibre datant du XIXe siècle).Les styles d’une diversité manifestement complexe se fondent pour former un ensemble unique, qui continue d’évoluer au fil du temps.
Critère (vi): Pendant plus de deux mille ans, Rome fut une capitale à la fois séculière et religieuse. En tant que centre de l’empire romain qui étendit son pouvoir dans le monde entier connu à cette époque, la ville était le cœur d’une civilisation largement répandue qui trouva sa plus haute expression dans le droit, la langue et la littérature et reste la base de la culture occidentale. Rome a également été directement associée à l’histoire de la foi chrétienne depuis ses origines. La ville éternelle fut pendant des siècles, et reste aujourd’hui, un symbole et l’un des buts de pèlerinages les plus vénérables, grâce aux tombeaux des apôtres, des saints et martyrs et à la présence du pape.
[learn_more caption=”Intégrité”]Le bien du patrimoine mondial constitué par le Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège situés dans cette ville bénéficiant des droits d’extra-territorialité et Saint-Paul-hors-les-Murs comprend tous les éléments essentiels nécessaires pour exprimer sa valeur universelle exceptionnelle. Le bien englobe l’ensemble du centre historique de Rome, inscrit pour la première fois sur la Liste du patrimoine mondial en 1980 et étendu en 1990 jusqu’aux murs d’Urbain VIII, aux biens extraterritoriaux du Saint-Siège, et à la basilique Saint-Pierre-hors-les-Murs, assurant ainsi lé représentation complète des valeurs précédemment reconnues. Le bien, caractérisé par une stratification complexe, comporte quelques-uns des principales réalisations artistiques de l’histoire de l’humanité, comme des zones archéologiques, des basiliques chrétiennes, ou des chefs-d’œuvre de l’art de la Renaissance et du Baroque. Le bien est exposé à un certain nombre de menaces, notamment aux pressions dues au développement et à l’environnement, à la détérioration d’édifices historiques, aux catastrophes naturelles, aux pressions provenant des visiteurs et du tourisme, aux modifications du cadre social et économique du centre de la ville. Il existe également des risques de terrorisme et de vandalisme. Toutes ces menaces sont traitées par les directeurs du site.[/expand] [learn_more caption=”Authenticité”]
La ville historique, qui a continuellement changé au fil des siècles, offre aujourd’hui une image différenciée et à multiples facettes. À partir du XIXe siècle, une politique exhaustive et rigoureuse a été mise en place pour protéger son patrimoine monumental et archéologique, suscitant une intense activité de restauration, basée sur des principes et des lois nés de débats scientifiques, qui furent d’abord testés pour la première fois (restauration du Colisée, de l’Arc de Titus etc.). Les travaux de conservation de Rome se déplacèrent progressivement des monuments individuels vers l’ensemble du tissu historique, conduisant à des dispositions pour la protection de zones urbaines, qui rendirent possible le maintien de l’intégrité d’un immense quartier historique. À Rome se trouve l’Istituto Centrale del Restauro (appelé désormais Istituto Superiore per la Conservazione e il Restauro), un centre d’études internationales prestigieux, qui a joué un rôle essentiel dans l’élaboration de la Charte de Venise et a contribué à la définition de méthodes et d’outils. La ville, centre de civilisation depuis les temps les plus reculés, reste aujourd’hui un lieu incontournable extrêmement vivant pour des réunions et des échanges; elle se caractérise par une vie culturelle, sociale et économique intense, tout en étant une destination privilégiée pour des pèlerins et des touristes. Dans toutes ses activités, Rome considère comme une priorité de préserver son patrimoine culture exceptionnel et d’assurer la protection efficace de son authenticité.[/expand] Estensione del bene




